« Le ma­na­geur de Ri­han­na nous a ap­pro­chées »

MU­SIQUE. Les trois filles de L.E.J, ré­vé­lées l’été der­nier par un tube qui mixait a ca­pel­la d’in­nom­brables stan­dards, re­mettent ça avec un nou­veau clip. Leur aven­ture ne fait que com­men­cer.

Aujourd'hui en France - - SPECTACLES ET TÉLÉVISION - Pu­get-sur-Ar­gens (Var) De notre en­voyée spé­ciale Eli­sa Pro­pos re­cueillis par MA­RIE POUSSEL

POUR CER­TAINES PER­SONNES, il n’y a pas de ha­sard. C’est le cas des L.E.J, qui se re­trouvent le jour de l’an­ni­ver­saire de leur vi­déo « Sum­mer 2015 » en fa­mille dans le fes­ti­val le plus fa­mi­lial de France, le Mas des Es­ca­ra­va­tiers à Pu­get-sur-Ar­gens (Var). Hier, elles ont mis en ligne la suite de leurs aven­tures, le « Sum­mer 2016 », sur le même con­cept de la vi­déo qui les avait pro­pul­sées par­mi les groupes les plus po­pu­laires de France. Trois mu­si­ciennes qui re­prennent les mor­ceaux qu’elles aiment. L’été der­nier, leur « Sum­mer » avait en­re­gis­tré la ba­ga­telle de 55 mil­lions de vues et créé même le buzz aux Etats-Unis. Au­jourd’hui, elles as­surent quelques cen­taines de dates de concerts (dont trois Olym­pia à la ren­trée) et leur al­bum s’est ven­du à 350 000 exem­plaires. Mais les jeunes filles d’à peine 22 ans n’ont pas chan­gé et vivent en­core chez leurs pa­rents ! Com­ment ça va, les filles ? LU­CIE. Nous ve­nons de fê­ter notre soixan­tième date à La­ca­nau. Nous avons com­men­cé en fé­vrier : la France, les Etats-Unis et Mon­tréal, trente fes­ti­vals. C’est tout sim­ple­ment le bon­heur (rires). ÉLI­SA. On est en­core trop dans le rush pour se rendre compte de ce qui se passe… Il y a seule­ment un an, vous jouiez en­core dans des bars, com­ment vi­vez-vous cette as­cen­sion ? JU­LIETTE. C’est tel­le­ment ful­gu­rant. Qui est in­con­nu et, du jour au len­de­main, passe à ça ? Au dé­but, on ne com­pre­nait pas pour­quoi il y avait au­tant de monde. Les gens en transe, c’était trop bi­zarre. LU­CIE. Par­fois, on te prend en pho­to et tu te dis « Mais pour­quoi ? Je ne suis pas Beyon­cé ! ». C’est com­pli­qué de réa­li­ser que les gens sont ve­nus pour nous voir. Sur­tout quand tu as 30 000 per­sonnes qui sautent comme au Main Square. ÉLI­SA. Tu ou­blies tout et tu sou­ris. Tu te donnes dé­jà à 1 000 % mais là, c’est du 50 000 %. Je chan­tais même plus, je les écou­tais. Vous fê­tez votre an­ni­ver­saire en sor­tant « Sum­mer 2016 », une nou­velle ver­sion du mor­ceau qui vous a fait ex­plo­ser l’été der­nier… JU­LIETTE. On ne s’in­ter­dit rien. Il y a d u Ki i a r a , d u Ibeyi, Ma­jor La­zer qu’on adore, Ri­han­na, Drake, du Nek­feu, du Jain, MHD, Beyon­cé… Alors cet al­bum de com­po­si­tions, c’est pour quand ?

« On ai­me­rait beau­coup tra­vailler avec Ibra­him Maa­louf, M, Grand Corps Ma­lade… »

LU­CIE. On s’y met à fond en jan­vier après la tour­née. Cette an­née, on a dé­jà créé des chan­sons. On a pas mal de textes. ÉLI­SA. On n’a pas le temps pour l’ins­tant de dé­can­ter tout ce qui nous ar­rive. On ai­me­rait beau­coup tra­vailler avec Ibra­him Maa­louf, -M-, Grand Corps Ma­lade, Nek­feu, Jain. Fa­kear… Avez-vous été ap­pro­chées par les Etats-Unis ? Ju­liette. Oui, le la­bel Re­pu­blic Re- cords nous a ap­pro­chées… On ne sait pas où ce­la en est. ÉLI­SA. Et le ma­na­geur de Ri­han­na nous a ap­pro­chées aus­si, on l’a vu deux fois… Ce­la pa­raît n’im­porte quoi, tel­le­ment c’est de la fo­lie ! Mais on ne sait pas où ça en est… Vous vi­vez en­core chez vos pa­rents ? LU­CIE. Oui, ma­man m’aide en­core à faire nos les­sives (rires). Notre vie n’a pas chan­gé, on est tou­jours chez nos mères et on se ba­lade tou­jours à Saint-De­nis. ÉLI­SA. Ma mère m’aide tel­le­ment, elle veut que je dorme quand je rentre (rires). Après, les mères nous en- gueulent parce qu’elles en ont marre de nous voir à la té­lé plu­tôt qu’à la mai­son ! On est au­jourd’hui à cô­té de Nice. La mu­sique aide en ce triste été ? ÉLI­SA. Le pu­blic ap­pré­cie d’au­tant plus les mo­ments en concert, de fa­çon in­cons­ciente. On vit plus les mo­ments à 1 000 %. Après le 13 No­vembre, on a eu du mal à re­mon­ter sur scène. Une per­sonne nous a en­core dit, il y a quatre jours, j’avais peur de ve­nir, j’étais pa­ra­no et là, je rentre chez moi avec le sou­rire. C’est le plus beau des ca­deaux.

Pu­get-sur-Ar­gens (Var), hier. Ju­liette, Lu­cie et Eli­sa (de gauche à droite), les trois mu­si­ciennes de L.E.J, qui conti­nuent leur tour­née dans dif­fé­rents fes­ti­vals, ont mis en ligne la suite de leurs aven­tures, le « Sum­mer 2016 ».

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