Un aven­tu­rier à la une

Le sport et les sen­sa­tions fortes, de­puis tou­jours et pour tou­jours. Du foot à l’au­to­mo­bile, de « Koh-Lan­ta » aux dé­fi­lés du 14 Juillet, De­nis Bro­gniart, c’est l’ani­ma­teur qui dit « ac­tion »… et ne se res­source qu’en fa­mille.

Aujourd'hui en France - - VOTRE SOIRÉE TÉLÉVISION - Pro­pos re­cueillis par CHAR­LOTTE MOREAU

On peut être à TF 1 de­puis dix-sept ans et ne pas af­fi­cher d’autre usure que quelques fils ar­gen­tés par­se­més dans une ti­gnasse rousse. De­puis le mois de fé­vrier, De­nis Bro­gniart n’a lit­té­ra­le­ment pas lâ­ché l’an­tenne de la Une.

La der­nière sai­son de « KohLan­ta », puis un mois de foot aux com­mandes du « Mag de l’Eu­ro », puis tout l’été le jeu « Nin­ja War­rior » chaque ven­dre­di soir, avant de rem­pi­ler à la ren­trée pour une nou­velle cu­vée de « Koh-Lan­ta »… Mais qu’est-ce qui fait cou­rir De­nis Bro­gniart ?

Le mou­ve­ment lui-même. Se­cret de la forme — et phi­lo­so­phie de vie — de ce grand spor­tif de 49 ans, qui a des four­mis dans les j ambes de­puis l ’ ado­les­cence, mais sait res­ter fi­dèle à ce qui lui réus­sit. Une chaîne, TF 1. Une émis­sion culte, « Koh-Lan­ta ». Une re­li­gion : les liens du sang. « Ma mère m’a eu à 19 ans, j’ai très peu de pho­tos de mon en­fance. Là, j’ai 14 ans, je rentre de va­cances dans les Alpes avec mes pa­rents. J’ai va­che­ment plus de taches de rous­seur que main­te­nant, ça me fas­cine ! Si­non, c’est tout moi, j’aime le bleu et le bleu ma­rine, dé­jà. Et je suis très spor­tif, dé­jà ! Nage, ten­nis, ski de fond… Je n’ai pas fran­che­ment eu de crise d’ado­les­cence. Mon dé­fou­loir, c’était le sport. J’étais le genre de col­lé­gien à faire le mi­ni­mum syn­di­cal. Et mes pa­rents n’en avaient que pour les études. J’ai rê­vé as­sez tôt d’être jour­na­liste spor­tif. Je me bat­tais pour re­gar­der Té­lé­foot qui était à l’époque le sa­me­di soir, et m’en­fer­mais le len­de­main pour écou­ter le mul­ti­plex de di­vi­sion 1 que j’en­re­gis­trais. » « J’ai deux frères, Fran­çois et Gilles, qui ont quinze mois et cinq ans et de­mi de moins que moi. Ils sont in­gé­nieurs com­mer­ciaux, tous les deux. Mon frère ca­det, on l’ap­pelle le pe­tit, parce qu’il ne me­sure que 1,90 m… Entre nous trois, il n’y a ja­mais de round d’ob­ser­va­tion. On a vé­cu très jeunes le dé­cès de mon père, ça nous a sou­dés. Et nos rap­ports n’ont pas chan­gé à cause de la té­lé­vi­sion. On peut s’en­gueu­ler parce qu’on a le sang chaud et qu’on se dit tou­jours ce qu’on pense, mais on passe vite à autre chose. On fe­ra tou­jours corps, dans le po­si­tif comme le né­ga­tif. Je suis très fa­mille, pour moi, il n’y a rien de plus fort que les liens du sang. »

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