Elle n’au­rait pas ré­glé le cas de Vincent Lam­bert

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ - C.M.

Vincent Lam­bert. Ce nom illustre à lui seul le dé­bat sur la fin de vie. Et pour­tant, sept ans après son ac­ci­dent de la route, le sort de cet homme de 40 ans n’est tou­jours pas ar­rê­té. La nou­velle loi au­rait-elle chan­gé les choses ? Non, car il était dans l’im­pos­si­bi­li­té de com­mu­ni­quer sa vo­lon­té et n’a pas ré­di­gé de « di­rec­tives an­ti­ci­pées » pré­ci­sant ses sou­haits quant à sa fin de vie. Ce té­tra­plé­gique en état de conscience mi­ni­male, pris en charge au CHU de Reims (Marne), est tou­jours au centre d’une dis­corde entre ses pa­rents qui sou­haitent, pour lui, la pour­suite des trai­te­ments ad­mi­nis­trés, et son épouse, sou­te­nue par un de ses ne­veux, qui veulent, eux, « le lais­ser par­tir ». Der­nier épi­sode en date, le 8 juillet, la tu­telle prin­ci­pale de Vincent Lam­bert a fi­na­le­ment été re­mise par la cour d’ap­pel de Reims à sa femme, Ra­chel. La pro­cé­dure col­lé­giale pou­vant me­ner à l’ar­rêt des soins doit donc re­prendre. Tout com­mence en avril 2013. Le CHU dé­cide, en ac­cord avec l’épouse, de ces­ser les trai­te­ments et d’ap­pli­quer la loi de 2005 sur la fin de vie. Les pa­rents s’y op­posent. Un com­bat qui les mène en juin 2015 jus­qu’à à la Cour eu­ro­péenne des droits de l’homme qui confirme une dé­ci­sion du Con­seil d’Etat de juin 2014 va­li­dant la dé­ci­sion d’in­ter­rompre l’ali­men­ta­tion et l’hy­dra­ta­tion de ce pa­tient qui souffre de lé­sions cé­ré­brales ju­gées ir­ré­ver­sibles par les ex­perts.

La pro­cé­dure pou­vant me­ner à l’ar­rêt des soins doit re­prendre

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