Les Bar­jots ver­sion aqua­tique

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Meh­di Mar­zou­ki, joueur de l’équipe de France STÉ­PHANE BIANCHI

nat d’Eu­rope B et, huit ans plus tard, on se re­trouve aux JO ! Des gros pro­blèmes fa­mi­liaux aux es­cales de huit heures pour des éco­no­mies de bouts de chan­delle… on a tout vé­cu en­semble, fait tel­le­ment de sa­cri­fices qu’au­jourd’hui on est tous prêts à mourir les uns pour les autres. »

L’image, puis­sante, a le mé­rite d’illus­trer les li­mites que les 13 gaillards de Bruz­zo ten­te­ront de re­pous­ser dans ce groupe de la mort où fi­gurent la Croa­tie (cham­pionne olym­pique), le Mon­té­né­gro (vice-cham­pion d’Eu­rope), l’Ita­lie (vice-cham­pion olym- pique), les Etats-Unis (vice-cham­pions aux JO de Pé­kin) et l’Espagne. « On a vu à l’Eu­ro de foot ce qu’une équipe sans pres­sion comme le Pays de Galles était ca­pable de faire. Pour­quoi pas nous ? » in­ter­roge Mar­zou­ki. Un tel par­cours, por­té par des joyeux drilles aus­si dé­com­plexés à la ville qu’à la scène, au­rait vite fait d’en faire les dignes hé­ri­tiers de ces Bar­jots de hand­bal­leurs qui avaient ra­fraî­chi les Jeux de Barcelone en 1992. « Dans l’es­prit, dans nos ex­cès et notre fa­çon d’em­bras­ser la vie, on a pas mal de si­mi­li­tudes avec eux », sou­rit le ca­pi­taine Alexandre Ca­ma­ra­sa. Reste dé­sor­mais à pous­ser le mi­mé­tisme jus­qu’à l’aire de jeu !

« On ne parle plus de potes, mais de fa­mille »

Trieste (Ita­lie), le 8 avril. Le sé­lec­tion­neur Flo­rian Bruz­zo (en che­mise) saute dans le grand bain avec ses joueurs lors de la qua­li­fi­ca­tion des Bleus pour les Jeux olym­piques.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.