Hen­ry, la plus amé­ri­caine des Bleues

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Aman­dine Hen­ry, joueuse de Portland S.B.

s’est en­vo­lée dé­but juin vers le Nou­veau Monde. A dé­faut du choc cultu­rel qu’elle re­dou­tait — « Portland est une ville où il fait bon vivre », dit-elle —, l’ac­cueil des plus chics qu’on lui a ré­ser­vé lui a per­mis de prendre la (dé)me­sure de son nou­vel en­vi­ron­ne­ment.

« Quand j’ai dé­bar­qué à l’aé­ro­port, il y avait la té­lé et tout un tas de mé­dias, comme s’ils avaient re­cru­té une grande star in­ter­na­tio­nale, s’es­claffe-t-elle. Dans le ves­tiaire, j’avais dé­jà ma place avec mon nom et mes maillots bien ran­gés, mes par­te­naires m’ont toutes ac­cueillie avec un pe­tit mot en fran­çais… C’était mar­rant et im­pres­sion­nant à la fois. »

Lo­gée dans le même buil­ding que plu­sieurs de ses co­équi­pières — « c’est par­fait pour les pe­tits dî- ners » —, Aman­dine Hen­ry a, comme le confirment les quatre suc­cès ob­te­nus en au­tant de matchs, d’em­blée trou­vé ses marques avec les Thorns (« les épines »). Et pour­tant, « lors des deux pre­miers matchs à do­mi­cile, je me suis de­man­dé où j’étais, ri­gole-t-elle. Il y avait 16 000 per­sonnes der­rière nous, des fu­mi­gènes comme on en voit à la té­lé… c’était dingue ! Dans le stade, il y a des bars tout au­tour du ter­rain, les spec­ta­teurs mangent ou boivent à un mètre de la pe­louse, dès qu’une fille fait un geste tech­nique il y a des wa­houu qui tombent des tri­bunes… »

Une pas­sion qui ex­plique pour­quoi la sé­lec­tion amé­ri­caine, qua­druple cham­pionne olym­pique (1996, 2004, 2008, 2012), par­ti­ra en­core avec un lé­ger as­cen­dant psy­cho­lo­gique tout à l’heure dans la course à la pre­mière place du groupe G.

« Je me suis de­man­dé où j’étais »

Be­lo Ho­ri­zonte (Bré­sil), jeu­di. Aman­dine Hen­ry, mi­lieu des Bleus, évo­lue à Portland.

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