Cet été, dé­cou­vrez l’acroyo­ga

BIEN-ÊTRE. A mi-che­min entre le yo­ga et l’acro­ba­tie, la dis­ci­pline ve­nue des Etats-Unis compte de plus en plus d’adeptes.

Aujourd'hui en France - - ACTUALITÉ - Jamel Snai­bi, professeur d’acroyo­ga HÉ­LÈNE DAUSCHY

LU­DIQUE et ac­ces­sible à tous. Pour­tant, à voir les adeptes de l’acroyo­ga dans les jardins en­so­leillés de Pa­ris pas­ser d’une po­si­tion acro­ba­tique à une autre, vi­re­vol­ter et en­chaî­ner les birds (lire en­ca­dré ci-des­sous), les trônes, les stars et d’autres po­si­tions toutes plus in­con­grues les unes que les autres, on se dit que cette pra­tique n’est pas pour tout le monde. Ses afi­cio­na­dos — les acroyo­gis — semblent do­tés de dons sur­na­tu­rels et être ir­rai­son­nés, ne fai­sant qu’un avec la na­ture.

Ce p h é n o mène i mport é d e s Etats-Unis il y a cinq ans, qui com­bine le yo­ga et les acro­ba­ties, compte de plus en plus d’adeptes. Ils se­raient en­vi­ron 300 au­jourd’hui en France. Leur ter­rain de jeu est… par­tout : aus­si bien en salle — où des cours sont dis­pen­sés — que sur le bé­ton ou l’herbe. A condi­tion de ne ja­mais ou­blier son ta­pis de sol, pour da­van­tage de confort.

Jus­tine, mèche verte dans les che­veux, fait par­tie de ce qu’elle ap­pelle une « com­mu­nau­té ». Il y a presque deux ans, elle s’est lais­sée ten­ter par cette pra­tique, sur les conseils de son ki­né. « Je fai­sais beau­coup de gym, mais j’ai eu un ac­ci­dent. Je ne vou­lais pas re­prendre une ac­ti­vi­té trop vio­lente après mes séances de ki­né. » L’acroyo­ga s’est ré­vé­lé être le meilleur com­pro­mis pour la jeune fille. Cet été, elle compte bien par­ti­ci­per aux « jams » (des ren­dez-vous libres en plein air, généralement fixés à tra­vers les com­mu­nau­tés sur les ré­seaux so­ciaux) pour s’adon­ner à sa pas­sion. Mais que les plus cir­cons­pects ne s’y mé­prennent pas : « C’est une ac­ti­vi­té ou­verte à tous, même aux per­sonnes qui n’ont ja­mais fait de sport, en­core moins de yo­ga », af­firme, ras­su­rante, l’étu­diante en an­glais. Exit donc les heures de drai­nage et les exer­cices de sou­plesse à n’en plus fi­nir. « Tout le monde est le bien­ve­nu ! » A condi­tion de faire preuve d’un mi­ni­mum de res­pon­sa­bi­li­té. « On n’est ja­mais en dan­ger dans la me­sure où il y a tou­jours un spot­ter (NDLR : quel­qu’un char­gé de sé­cu­ri­ser les fi­gures à cô­té de la base, qui porte, et du flyer, qui évo­lue dans l’es­pace) pour veiller à la chute. »

Bien plus qu’un simple exer­cice phy­sique, cette dis­ci­pline est un « ou­til thé­ra­peu­tique, qui per­met le dé­pas­se­ment de soi et sur­tout de prendre confiance en soi », dé­taille Jamel Snai­bi, professeur d’acroyo­ga, qui pré­co­nise tout de même « d’y al­ler dou­ce­ment et sur­tout de s’écou­ter ».

« Un ou­til thé­ra­peu­tique qui per­met de prendre confiance en soi »

Pour faire l’oi­seau sur la pe­louse des jardins du Car­rou­sel du Louvre, rien de tel que l’acroyo­ga et sa fi­gure ap­pe­lée « bird ».

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