Le sa­voir-faire du re­lais 4 x 100 m

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - Rio de Ja­nei­ro Romain Bar­nier, pa­tron de la dé­lé­ga­tion mas­cu­line E.B.

plus que Clé­ment Le­fert et Amau­ry Le­veaux, de­puis re­ti­rés des bas­sins. Du triomphe bri­tan­nique, seul reste Fa­bien Gi­lot, 32 ans, éter­nel trait d’union de l’épreuve, bar­dé de qua­torze mé­dailles in­ter­na­tio­nales de­puis 2003. L’homme dont les mots ré­sonnent dans les têtes et frappent dans les coeurs de ses com­pa­gnons. Ce­lui qui in­suffle au groupe la gagne et l’es­prit d’équipe is­sus de son pas­sé de po­loïste.

« Je sais par­fai­te­ment sur quels res­sorts il faut ap­puyer pour cha­cun, sou­rit le sprin­teur du CN Marseille, qui de­vra faire ses preuves en sé­ries pour es­pé­rer in­té­grer la bande des quatre en fi­nale. Ce ne sont pas for- cé­ment des grands dis­cours, mais il y a tou­jours le cô­té amour du maillot et quelques pe­tits trucs pour les ti­tiller avant la course. » La nuit pro­chaine, la tâche se­ra im­mense pour les quatre hé­ri­tiers (sans doute Ma­nau­dou, Me­tel­la, Mi­gnon et Stra­vius) ap­pe­lés à main­te­nir le flam­beau et lan­cer la dy­na­mique col­lec­tive en dé­but de com­pé­ti­tion. De­puis les Etats-Unis il y a vingt ans (de 1984 à 1996), au­cune na­tion n’est par­ve­nue à conser­ver sa cou­ronne olym­pique. « C’est sûr qu’il est plus facile d’être dans la po­si­tion du chas­seur, note Romain Bar­nier, l’en­traî­neur en chef de la dé­lé­ga­tion mas­cu- line. Mais la culture et l’ha­bi­tude de la gagne nous per­mettent d’évi­ter des er­reurs. » Les « jeunes » Ma­nau­dou, Me­tel­la ou Mi­gnon n’ont ja­mais nour­ri de com­plexes à l’heure de por­ter haut le dra­peau tri­co­lore. « On n’a pas peur de ga­gner, ré­sume Ma­nau­dou, cham­pion olym­pique en titre du 50 m NL. Peut-être qu’après les JO 2008 (NDLR : ter­mi­nés à la 2e place pour huit cen­tièmes der­rière les Amé­ri­cains), nos pré­dé­ces­seurs avaient trop en­vie de ga­gner et fi­na­le­ment se frus­traient à ne pas y ar­ri­ver. Nous, on est dé­ten­dus, on se pousse tous et on a la hargne. »

Reste à sa­voir si cela se­ra cette fois suf­fi­sant face à des Amé­ri­cains ou des Aus­tra­liens re­van­chards après avoir été in­ca­pables de se qua­li­fier pour la fi­nale des der­niers Mon­diaux de Ka­zan (2015).

« La culture et l’ha­bi­tude de la gagne nous per­mettent d’évi­ter des er­reurs »

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