Sur la bonne vague ?

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - Propos recueillis par ERIC BRUNA

jour dans la flotte, il y a des ma­tins d’hi­ver dans le froid, à 6 heures, où tu te de­mandes ce que tu fous là. Mais je ne me suis ja­mais po­sé LA grosse ques­tion parce que j’avais vrai­ment en­vie de faire les Jeux. Quand tu penses à une échéance comme ça, cela en­lève des doutes. Le jour où vous avez dé­ci­dé de faire le 200 m à Rio en in­di­vi­duel ? Il y a eu un dé­clic. On a beau­coup dis­cu­té avec Lio­nel (NDLR : Hor­ter, son en­traî­neur), avec mes proches. Je n’avais pas be­soin d’être ras­su­ré mais d’af­fi­ner mes pen­sées, de me faire en­gueu­ler… Je ne sais pas trop comment l’ex­pli­quer mais cela a été une vraie prise de conscience. Tu te dis : « Mince, je ne peux pas pas­ser à cô­té de ça ! » Peu im­porte le ré­sul­tat, j’ai en­vie d’être présent, à la ba­garre, de m’écla­ter. Ad­vienne que pour­ra. Le mo­ment où vous se­rez sur le plot de dé­part au stade aqua­tique ? Ça va être top. Je suis fait pour la com­pé­ti­tion, avoir l’oeil du tigre. J’ai aus­si en­vie de me ré­ga­ler au­tour du bas­sin. Je me ré­pé­te­rai dans ma tête que je suis le meilleur et que je vais les mas­sa­crer et j’es­père que c’est ce qui se pas­se­ra en fi­nale. Le fait d’être le cham­pion en titre ne veut rien dire. Ce qui compte, c’est de se sou­ve­nir des bonnes ondes, d’être confiant et de maî­tri­ser ce qu’on fait.

Rio de Ja­nei­ro (Bré­sil), jeu­di. De­puis son titre olym­pique (200 m nage libre) dé­cro­ché à Londres il y a quatre ans, Yan­nick Agnel a chan­gé plu­sieurs fois de clubs et vé­cu de grosses dé­cep­tions spor­tives. Mais il a conser­vé le goût de la com­pé­ti­tion.

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