« Cé­line, c’est notre âme »

Isa­belle Ya­cou­bou,

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - De l’un de nos en­voyés spé­ciaux

AS­SISE en bout de banc à l’écart des siennes avec le re­gard triste, Cé­line Du­merc, tou­chée à la che­ville et for­fait pour la du­rée des Jeux, a re­gar­dé ses ca­ma­rades battre les Turques en ou­ver­ture du tour­noi. La guide des Bleues a for­cé­ment man­qué à Isa­belle Ya­cou­bou, très émue, qui lui suc­cède dans le rôle de ca­pi­taine. On vous sent au bord des larmes mal­gré la vic­toire… ISA­BELLE YA­COU­BOU. Je suis en ef­fet très émue par tout, les Jeux, la se­maine qu’on vient de vivre, le match. Je res­sens un truc très fort : on avait peur avant le match et ça s’est su­per bien pas­sé. En quoi Cé­line Du­merc va-t-elle vous man­quer ? En tout. Cé­line, c’est notre âme, notre guide, et pas que sur le ter­rain. Il faut faire sans elle. On a pris l’ha­bi­tude, peut-être trop, de nous re­po­ser sur Cé­line. Il nous faut vo­ler de nos propres ailes. Nous sommes li­vrées à nous-mêmes et c’est aux jeunes et aux filles du banc de faire le bou­lot. Elles le font bien. Re­voyez-vous vos am­bi­tions à la baisse après ce for­fait ? En au­cun cas. On conti­nue notre bon­homme de che­min avec l’en­vie et l’am­bi­tion d’al­ler le plus loin pos­sible. Comme à Londres en 2012, avez­vous croi­sé Usain Bolt au vil­lage ? Ouuiii ! J’ai fait une pho­to avec lui ! A Londres, je pre­nais mon ca­fé au pe­tit dé­jeu­ner, je n’étais pas ré­veillée et je suis tom­bée sur lui, face à face. C’était ma­gique. Au vil­lage, il n’y a que des stars que tu ne vois

Rio, hier. Isa­belle Ya­cou­bou à la ba­garre dans la ra­quette.

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