Pa­ris dé­jà en dé­mons­tra­tion

FOOT­BALL. Face à de pâles Lyon­nais, les joueurs d’Unai Eme­ry pré­viennent la concur­rence avant la re­prise du cham­pion­nat : ils veulent tout ga­gner.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Kla­gen­furt (Au­triche) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux BERTRAND MÉ­TAYER

LA SAI­SON vient à peine de com­men­cer mais le PSG a dé­jà rap­pe­lé aux quelques ama­teurs de pa­ris à risques qu’il ne fal­lait tou­jours pas trop comp­ter sur lui pour les sur­prises. Pa­ris a rem­por­té hier son sixième Tro­phée des cham­pions, le qua­trième d’af­fi­lée, et confirme son hé­gé­mo­nie sur un foot­ball fran­çais in­ca­pable, de­puis la vic­toire de Guin- gamp lors de la Coupe de France 2014, de tem­pé­rer l’ap­pé­tit vo­race du club de la ca­pi­tale. Voir Pa­ris battre Lyon n’est pas en soi une sur­prise. Mais le ca­rac­tère im­pla­cable de cette vic­toire (4-1), la fa­çon dont les Pa­ri­siens ont ou­tra­geu­se­ment do­mi­né les dé­bats, la su­pé­rio­ri­té tech­nique et tac­tique des joueurs de la ca­pi­tale des­sine dès le pre­mier match de la sai­son le gouffre qui les sé­pare du reste de leurs ad­ver­saires hexa­go­naux. Se dire que Lyon res­semble fort à ce qui se fait de mieux en France pour ten­ter de concur­ren­cer l’ogre de la ca­pi­tale donne quelques sueurs froides aux ama­teurs de sus­pense…

Di Ma­ria, la classe

Les Lyon­nais pour­ront tou­jours ar­guer que le but de Fe­kir, in­jus­te­ment re­fu­sé pour hors-jeu après une frappe de Mo­rel, et une er­reur de Trapp (4e), au­rait pu chan­ger le cours du match. Il n’y au­ra ce­pen­dant per­sonne pour les croire. La classe XXL de Di Ma­ria est trop puis­sante et an­nonce à elle seule la dé­ter­mi­na­tion pa­ri­sienne de pour­suivre son ir­ré­sis­tible marche en avant. Le gé­nie ar­gen­tin a été bien ai­dé par des co­équi­piers qui semblent dé­jà être sur leur rythme de croi­sière après une pré­pa­ra­tion amé­ri­caine réus­sie. Pas­tore a en­core des ab­sences mais son po­si­tion­ne­ment en me­neur de jeu est plein de pro­messes pour les yeux des ama­teurs de ca­jo­le­ries foot­bal­lis­tiques. Kur­za­wa, im­pli­qué sur les quatre buts pa­ri­siens, a mon­tré contre une faible op­po­si­tion qu’il pou­vait prendre la re­lève de Max­well, et Ben Arfa, quand il ne se­ra plus contraint de jouer comme at­ta­quant de pointe, pour­ra en­fin éta­ler tout le ta­lent qui avait écla­bous­sé la Ligue 1 la sai­son der­nière quand il évo­luait à Nice.

Sur­tout, dans quelques se­maines, Pa­ris se­ra de nou­veau au com­plet. Car Pa­ris était en plus pri­vé hier de près de la moi­tié de son équipe type ! Thia­go Sil­va, Ca­va­ni, Mar­quin­hos, Kry­cho­wiak et Ra­biot étaient ab­sents. Ma­tui­di, qui n’a re­pris l’en­traî­ne­ment que cette se­maine, est res­té sur un banc dont est sor­ti Ver­rat­ti pour son re­tour après son opé­ra­tion pour une pu­bal­gie mi-mai. Avec son groupe au com­plet, rien ne semble pou­voir ar­ri­ver à ce Pa­ris-là. Unai Eme­ry le sait mais le nou­vel en­traî­neur pa­ri­sien ne bou­dait pas son plai­sir au mo­ment de fê­ter la dé­mons­tra­tion de son équipe. L’Es­pa­gnol sait que le plus dur at­tend son équipe en sep­tembre quand dé­bu­te­ra la Ligue des cham­pions. Hier, on a eu la confir­ma­tion que ce se­rait bien l’unique en­jeu de la sai­son.

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