Le cau­che­mar de la dé­fense lyon­naise

Aujourd'hui en France - - SPORTS - ANTHONY FAURE

QUELLE CLAQUE ! Am­bi­tieux avant le choc, ras­su­ré par une pré­pa­ra­tion es­ti­vale presque par­faite, Lyon a to­ta­le­ment som­bré hier soir. Un nau­frage aus­si in­at­ten­du qu’in­ex­pli­cable. Der­rière, no­tam­ment, l’OL a pris l’eau de toutes parts. Des lar­gesses dé­fen­sives as­sez in­croyables pour un club qui rêve de faire dou­ter le PSG cette sai­son. Hier soir, et même s’il ne faut pas ju­ger sur ce seul match, le fos­sé était énorme. Et dire que Lyon est le plus sé­rieux concur­rent des Pa­ri­siens de­puis deux ans…

Un fias­co lyon­nais sym­bo­li­sé par les pres­ta­tions ca­tas­tro­phiques des deux ar­rières la­té­raux, Jé­ré­my Mo­rel et Ra­fael, constam­ment pris de vi­tesse, pris dans leur dos ou en re­tard. No­tam­ment Mo­rel sur les deux pre­miers buts pa­ri­siens, de Pas­tore et Lu­cas. Dans l’axe, Ma­pou Yan­gaM­bi­wa, éton­ne­ment fé­brile, et l’une des re­crues es­ti­vales, Ni­co­las Nkou­lou, n’ont guère fait mieux. Avec no­tam­ment des risques in­con­si­dé­rés dans les rel ances. Bref, la to­tale.

Le PSG, qui n’en de­man­dait pas tant, s’est ré­ga­lé. Sans for­cer son ta­lent. Avec une in­so­lente su­pé­rio­ri­té tech­nique, Pa­ris a don­né l’im­pres­sion de pou­voir mar­quer sur chaque of­fen­sive. L’OL, to­ta­le­ment dé­pas­sé, a bu le ca­lice jus­qu’à la lie.

Le re­vers de l’OL in­ter­pelle en­core plus car Lyon n’est plus en ré­glage. L’OL sem­blait prêt à dé­fier le PSG. Au moins à ten­ter de ri­va­li­ser, de faire dou­ter ce Pa­ris- là. Les hommes de Bruno Ge­ne­sio tombent vrai­ment de haut. Dans le sec­teur dé­fen­sif, le club di­ri­gé par Jean-Mi­chel Au­las a pour­tant très vite ré­agi au dé­part du pa­tron Sa­muel Um­ti­ti. Ni­co­las Nkou­lou, va­leur sûre de Ligue 1 de­puis des an­nées, et le très ta­len­tueux Ema­nuel Mam­ma­na ont re­joint le deuxième du cham­pion­nat en 2015 et 2016. L’OL se pen­sait ar­mé. Ce pre­mier test ca­pi­tal dans la sai­son laisse in­con­tes­ta­ble­ment la place au doute.

Car, plus que le ré­sul­tat, c’est la ma­nière qui pour­rait lais­ser des traces. L’OL, as­su­ré­ment, va de­voir re­voir cer­tains de ses plans après le nau­frage au­tri­chien. Dès le dé­but du mois d’août. Car la Ligue des cham­pions ap­proche à grands pas. Sur­tout, on se de­mande vrai­ment comment le Lyon de ce Tro­phée des cham­pions peut es­pé­rer ne se­rait-ce que ti­tiller le PSG sur l’en­semble de la sai­son. L’OL vaut mieux que ce triste vi­sage.

Place au doute

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