Dé­jà au pied du fi­let

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - GUILLAUME GEORGES

et pu­nis d’en­trée, les vol­leyeurs fran­çais ont eu la confir­ma­tion hier que la route vers le po­dium, voire l’or, se­ra longue et se­mée d’em­bûches. Pris à la gorge dès l’en­tame de match par l’Ita­lie (9-0), les hommes de Laurent Tillie ne se sont ja­mais re­mis de ce dé­part à sens unique. Bi­lan : une dé­faite sèche en trois sets (25-20, 25-20, 25-15), ac­com­pa­gnée de deux ou trois maux de tête. « Le ré­sul­tat ne fait pas plai­sir mais il est lo­gique, constate l’en­traî­neur des Bleus, pas alar­miste pour au­tant. In­quiet ? Oui et non. Oui parce que j’es­pé­rais que l’on joue mieux ; non parce que perdre contre l’Ita­lie n’est pas une ca­tas­trophe en soi, dans la me­sure où l’on connaît le ni­veau des Ita­liens. » Le ni­veau des Fran­çais est, lui, plus in­son­dable. « On a mon­tré un vol­ley ca­tas­tro­phique, souffle An­to­nin Rou­zier. J’es­père que ce se­ra une pi­qûre de rap­pel parce qu’on ne peut pas se per­mettre de jouer comme ça sur un tour­noi aus­si im­por­tant. Au­jourd’hui, il n’y avait pas d’agres­si­vi­té, pas de vie et pas d’équipe de France. »

Dans un groupe très re­le­vé où fi­gurent aus­si le Bré­sil et les Etats-Unis, les Tri­co­lores re­fusent pour­tant de cé­der à l’af­fo­le­ment. « On est dans une phase un peu des­cen­dante mais on va re­mon­ter, veut croire Je­nia Gre­ben­ni­kov. On a un match im­por­tant contre le Mexique et ça va le faire. Je pense qu’on va re­trou­ver le bras qui chauffe. » Même son de cloche chez Rou­zier : « On sait de quoi on est ca­pables. Il faut juste trou­ver l’agres­si­vi­té et en­suite, quand on est lan­cés, on est une ma­chine. On ne s’ar­rête plus. » Dé­but de ré­ponse dès de­main face au Mexique.

Rio, hier. Les Fran­çais de Ke­vin Le Roux (en rouge) ont été cor­ri­gés par les Ita­liens 3 sets à 0.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.