L’es­crime n’est tou­jours pas gué­rie

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - É.M.

APRÈS DEUX JOUR­NÉES — l’épée fé­mi­nine sa­me­di et le fleu­ret mas­cu­lin hier —, l’es­crime tri­co­lore est tou­jours bre­douille. Elle ne fait pas mieux, pour le mo­ment, que le zé­ro poin­té lon­do­nien il y a quatre ans. Les fleu­ret­tistes n’ont fait qu’un trop ra­pide tour de piste. Sor­tis au 1er tour, Jé­ré­my Ca­dot (n° 13 mon­dial) et En­zo Le­fort (n° 26) n’ont vé­cu leur rêve o l y mp i q u e q u e d i x mi n u t e s . Er­wann Le Pé­choux (n° 15) a pro­lon­gé le plai­sir un peu plus long­temps. Mais il a été sor­ti au 2e tour.

In­suf­fi­sant. « Aux JO, qu’on se fasse sor­tir au 1er tour ou en quart, c’est pa­reil : il n’y a pas de mé­daille. C’est la seule chose qui compte », constate Le Pé­choux. C’est avec le fleu­ret et Brice Guyart à Athènes que la France a rem­por­té son der­nier titre olym­pique in­di­vi­duel. Le Pé­choux ne se­ra pas son suc­ces­seur : « Oui, vous al­lez cla­mer que c’est un échec. Je ne vais pas vous dire non plus que c’est bien, mais on avait tous les trois un ta­bleau très dur. » C’est un peu la règle aux Jeux. « Certes, en­chaîne l’Aixois, mais nous n’avons pas per­du contre des Bré­si­liens noyés dans le clas­se­ment mon­dial. Moi, après avoir sor­ti le cham­pion olym­pique en titre ( le Chi­nois Lei), je tombe sur le no 4 mon­dial ( l’Amé­ri­cain Mein­hardt), En­zo a chu­té contre l’Al­le­mand Jop­pich, quatre fois cham­pion du monde, et Jé­ré­my a hé­ri­té du seul ad­ver­saire qu’il n’a ja­mais bat­tu, l’Ita­lien Cas­sa­ra. On a tous fait des pe­tites er­reurs tac­tiques mais on a per­du 15-13 ou 15-14. On ne peut pas dire que nous sommes pas­sés à cô­té. »

Rio, hier. Er­wann Le Pé­choux et les fleu­ret­tistes fran­çais ont tous fait chou blanc.

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