« J’ai ban­ni les fast-foods »

Vi­to­ri­no Hil­ton,

Aujourd'hui en France - - SPORTS - SYL­VIE DE MACEDO

À BIEN­TÔT 39 ANS (il les au­ra en sep­tembre), le pi­lier de la dé­fense de Mont­pel­lier, Vi­to­ri­no Hil­ton, est le joueur de champ le plus âgé du cham­pion­nat. « Dans le ves­tiaire, on m’ap­pelle pa­py, confie le Bré­si­lien. Mais je me vois comme un jeune. J’ou­blie sou­vent que j’ai 38 ans. Je me sens bien phy­si­que­ment et j’ai tou­jours la même mo­ti­va­tion, peut-être même plus car je sais que ce sont mes der­nières an­nées. »

Il l’a prou­vé l’an pas­sé, où il a dis­pu­té 36 matchs de Ligue 1. Alors qu’il a pro­lon­gé cet été son contrat d’une sai­son, jus­qu’en 2017, le dé­fen­seur ne se voit pas ar­rê­ter de si­tôt. « J’ai tou­jours dit que je vou­lais conti­nuer jus­qu’à mes 40 ans, pour­suit-il. J’es­père que je ter­mi­ne­rai ma car­rière ici à Mont­pel­lier, dans ce club qui m’a tant of­fert. »

17 sai­sons à son ac­tif

En at­ten­dant, à l’heure d’en­ta­mer sa 18e sai­son au plus haut ni­veau (dont 12 pas­sées en France, à Bas­tia, Lens, Mar­seille et Mont­pel­lier), le dé­fen­seur s’est pré­pa­ré comme il se doit. « Mon se­cret ? Etre tou­jours à fond à l’en­traî­ne­ment. Je ne de­mande ja­mais à être dis­pen­sé de cer­tains exer­cices. Par­fois, lors des courses, je fi­nis même de­vant cer­tains jeunes, si­gnale-t-il. En match, je ne mé­nage pas non plus mes ef­forts même si, avec l’ex­pé­rience, j’ai ap­pris à évi­ter les courses in­utiles. »

Le Bré­si­lien ap­porte éga­le­ment un soin tout par­ti­cu­lier à son hy­giène de vie. « Je ne sors pas beau­coup. Je pré­fère res­ter à la mai­son, as­sure-t-il. De­puis six ou sept ans, je ne consomme plus de so­das, et j’ai ban­ni les fast-foods, alors qu’avant j’ado­rais ça. Et je fais très at­ten­tion à mon som­meil. Pas beau­coup de siestes mais je me couche tôt. Les jeunes ont ten­dance à croire que dor­mir deux heures l’après-mi­di com­pense les nuits courtes. Mais c’est faux. »

Le double cham­pion de France (Mar­seille 2010 et Mont­pel­lier 2012) a d’ailleurs du mal à com­prendre la nou­velle gé­né­ra­tion. « Ils ne sont pas tou­jours très sé­rieux, sou­pire-t-il. Peut-être que la vie est trop fa­cile pour eux. Très jeunes, ils ont des beaux contrats, de belles voi­tures. A mon époque, c’était bien plus dur. Il fal­lait se faire mal au quo­ti­dien pour réus­sir. Au­jourd’hui en­core, je conti­nue à me faire mal. Eux ont moins cette men­ta­li­té-là. Mais peut-être suis-je une ex­cep­tion. »

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