« Je suis tel­le­ment fier de lui »

Ed­dy Mer­ckx, quin­tuple vain­queur du Tour de France

Aujourd'hui en France - - AUTOUR DES JEUX - Rio de Ja­nei­ro Pro­pos recueillis par É.M.

Une vieille bles­sure au dos l’a em­pê­ché de ve­nir au Bré­sil suivre les épreuves de cyclisme. Mais le plus grand cham­pion belge de l’his­toire ne rate rien du ho­ckey sur ga­zon de­vant sa té­lé !

Que vous ins­pire la par­ti­ci­pa­tion de votre pe­tit-fils aux Jeux de Rio ?

ED­DY MER­CKX. C’est un grand hon­neur. Il a ga­gné sa place grâce à son tra­vail et son cou­rage. Lu­ca est un joueur plein de pro­messes avec un seul dé­faut à mes yeux : il manque d’as­su­rance. Ce­la dit, je suis tel­le­ment fier de lui.

Ça vous en­nuie qu’il ne joue pas pour la Bel­gique ?

C’est son choix et je le res­pecte. Mais ça fait drôle. Comme il a la chance d’avoir la double na­tio­na­li­té et qu’il parle cou­ram­ment l’es­pa­gnol, il a choi­si sa deuxième pa­trie. Je le com­prends.

Quel sou­ve­nir gar­dez-vous des JO ?

J’ai par­ti­ci­pé à ceux de 1964 à To­kyo. J’avais failli ga­gner mais j’avais eu des crampes ( NDLR : il a ter­mi­né 12e de la course en ligne). Ces Jeux ne sont pas un bon sou­ve­nir. Nous étions lo­gés à deux heures du vil­lage. Les Jeux n’avaient pas la même im­por­tance que main­te­nant. Les cy­clistes pro­fes­sion­nels n’avaient pas le droit d’y par­ti­ci­per. L’am­biance n’était pas la même. Il a fal­lu at­tendre 1996 pour que les pros soient in­vi­tés. C’était trop tard pour moi.

Un re­gret ?

J’au­rais pu at­tendre ceux de 1968 à Mexi­co. Mais je suis pas­sé pro et j’ai eu la chance de ga­gner quelques courses ici et là…

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