Se contente de l’ar­gent

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - SAN­DRINE LE­FÈVRE

gneuse. « On m’a ins­crite au ju­do parce que j’étais tur­bu­lente et qu’il fal­lait que je ca­na­lise mon éner­gie. J’ai tes­té tout un tas de choses : la gym, l’ath­lé, le hand, la danse… » s’amuse-t-elle en­core au­jourd’hui. A As­nières (Hauts-de-Seine), Cla­risse ap­prend les bases du ju­do. « Mais sans vrai­ment son­ger à la com­pé­ti­tion, in­siste-t-elle. Quant aux JO, pe­tite, je ne sa­vais même pas que ça exis­tait ! De fil en ai­guille, je suis ar­ri­vée là… »

Le phy­sique et le men­tal

Dans sa bouche, tout pa­raît simple. Des dé­buts sur les ta­ta­mis à 13 ans et une pre­mière mé­daille mon­diale (ar­gent) à 20 ans seule­ment. « Lorsque j’ai ter­mi­né deuxième, je me suis dit : L’an­née pro­chaine, tu gagnes, et j’ai ga­gné ! » C’était en 2014. La même an­née, la belle de­vient cham­pionne d’Eu­rope. « Jeune, on me di­sait que j’avais du ta­lent, moi je pen­sais être juste nor­male. En gran­dis­sant, j’ai com­pris que j’avais peut-être des qua­li­tés. »

Des qua­li­tés phy­siques et sur­tout men­tales. « Le ju­do, c’est comme dans la vie, il faut se battre pour s’im­po­ser », s’amuse-t-elle. Les sou­ve­nirs de ba­garre avec Au­ré­lien, son ju­meau, ne sont ja­mais très loin. « Mais c’est sou­vent moi qui ga­gnais, j’étais plus ma­ligne, glisse-t-elle. Pe­tite ou grande, dans la vie, il faut se bou­ger pour se faire une place. » A 23 ans, Cla­risse a bel et bien pris son en­vol.

Rio, hier. La Fran­çaise était op­po­sée à la Slo­vène Ti­na Trs­ten­jak.

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