« Ted­dy est ul­tra­sen­sible, ul­tra­can­dide »

Luth­na Plo­cus,

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - Rio (Bré­sil) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux S.L. Propos re­cueillis par SANDRINE LEFÈVRE

TED­DY RI­NER et Luth­na Plo­cus se sont ren­con­trés en 2007, alors que le ju­do­ka ve­nait de dé­cro­cher son pre­mier titre de cham­pion du monde… à Rio. Peu à peu, la grande ami­tié s’est trans­for­mée en une his­toire d’amour. En couple de­puis cinq ans, ils sont les heu­reux pa­rents d’Eden, âgé de 2 ans. Pré­sente au Bré­sil avec son fils, Luth­na a ac­cep­té de nous par­ler de Ted­dy, son com­pa­gnon. Com­ment était Ted­dy lorsque vous avez fait sa connais­sance ? LUTH­NA PLO­CUS. Ul­tra­na­ture, ul­tra­sen­sible, ul­tra­can­dide. Il était dé­jà super drôle, très joueur et très bla­gueur. Je ne lui connais­sais pas ce cô­té sé­rieux et tra­vailleur. C’est lors­qu’on s’est mis en­semble que j’ai dé­cou­vert l’en­vers du dé­cor. Je me suis aper­çue que c’était quel­qu’un de ma­ture et de res­pon­sable. En ami­tié comme en amour, c’est une per­sonne sur qui on peut comp­ter. A quoi res­semble la vie avec lui ? Elle est top, Ted­dy me tire vers le haut. On n’a pas le même ca­rac­tère, je suis un Il tourne comme un lion en cage de­puis dé­jà plus d’une se­maine. L’oc­tuple cham­pion du monde de ju­do en­tre­ra en­fin en scène demain (15 heures en France). Sa dernière séance d’en­traî­ne­ment s’est dé­rou­lée hier ma­tin. Au­jourd’hui, veille de l’une des jour­nées les plus im­por­tantes de sa car­rière, il de­vrait res­ter au calme au vil­lage olym­pique. Seule ac­ti­vi­té phy­sique au programme, un pe­tit foo­ting, pro­gram­mé en fin d’après-mi­di. Le ju­do­ka de­vrait dî­ner, tou­jours au vil­lage olym­pique, avec Franck Cham­billy, son en­traî­neur, avant de pas­ser entre les mains de sa ki­né, Ar­melle O’Brien. Né le 7 avril 1989 aux Abymes (Gua­de­loupe). Dis­ci­pline : ju­do (+ 100 kg). Club : Le­val­lois SC. Pal­ma­rès : cham­pion olym­pique 2012, 8 fois cham­pion du monde (2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2013, 2014 et 2015), 5 fois cham­pion d’Eu­rope (2007, 2011, 2013, 2014, 2016). Programme à Rio : tour­noi des + 100 kg demain. peu fai­néante, lui ne lâche rien. Je tra­vaille la per­sé­vé­rance grâce à lui, il tra­vaille le lâ­cher-prise grâce à moi. De ma­nière gé­né­rale, on es­saie d’avoir une vie nor­male, on a nos pe­tites ha­bi­tudes, mais Ted s’agace vite. Il n’aime pas être sans pro­jet, il aime bou­ger et voya­ger. C’est une vie à 100 à l’heure ? A 200 ! C’est en fait un très joyeux ba­zar, mais le temps est comp­té. Ted­dy est sou­vent ab­sent, mais lors­qu’il est pré­sent, c’est à 300 %. Qui cui­sine à la mai­son ? Ces der­niers temps, c’était moi, parce que l’an­née des Jeux est une an­née un peu spé­ciale. Mais Ted­dy aime cui­si­ner, il fait de tout, sauf des des­serts. Du poulet, des steaks. Il mé­lange un peu tout et n’im­porte quoi et, au fi­nal, ce n’est vrai­ment pas mal ! Quel est votre rôle au­près de lui ? On a le même rôle tous les deux. On se pro­tège, on s’ac­com­pagne, on veille l’un sur l’autre. A la mai­son, mal­gré sa car­rière et sa cé­lé­bri­té, il n’y a pas une per­sonne plus im­por­tante que l’autre. Ou alors Eden, peut-être. Sa ve­nue était-elle pro­gram­mée ? On vou­lait tous les deux un bé­bé. Là en­core, nos ca­rac­tères dif­fèrent, Ted­dy est très dans la pro­gram­ma­tion, moi j’aime la magie. On par­tage tout, alors on a dé­cou­vert en­semble que j’étais en­ceinte. C’est rare que Ted­dy stresse mais, à la ma­ter­ni­té, il était stres­sé. Il ne sa­vait pas où se mettre (rires). Quel pa­pa est-il ? Un pa­pa for­mi­dable, qui gran­dit en même temps qu’Eden. Son rôle de pa­pa ne cesse d’évo­luer, ce qui m’inquiète car Leur re­la­tion a-t-elle tou­jours été fu­sion­nelle ? C’est mon­té en puis­sance et ça n’a pas at­teint son pic ! Dès la nais­sance, Ted­dy a te­nu à être là pour chan­ger les couches ou pour le bain, c’était super im­por­tant pour lui de s’in­ves­tir. C’était tou­te­fois sans com­mune me­sure avec au­jourd’hui. Ils font du vé­lo, jouent au ju­do, vont à la piscine, partent en week-end. Je ne suis d’ailleurs pas tou­jours conviée. Ted­dy est co­ol, peut-être même t r o p c o o l . I l s uf f i t qu’Eden lui fasse ses pe­tits yeux pour qu’il craque (rires). On a vu très peu de photos d’Eden. Est-ce un choix de ne pas l’ex­po­ser ? C’est dif­fi­cile pour Ted­dy, comme pour moi. Quand je vois des co­pines pos­ter des photos de leur bé­bé sur Fa­ce­book, « mon bon­heur, ma fier­té », ça me fait quelque chose. Des amis me de­mandent des photos de mon fils. Mais, sauf aux très proches, je n’en en­voie pas. Même Ted­dy ne parle pas beau­coup d’Eden. C’est dur de se bri­der alors que son fils oc­cupe une très grosse par­tie de sa vie. Vous êtes tous en­semble à Rio… Oui, parce que je consi­dère que, tous les trois, on forme une vraie équipe. De­puis oc­tobre, je tra­vaille à mi-temps aux cô­tés de Ted­dy. Je co­or­donne ses ré­gimes, ses ren­dez-vous mé­di­caux. Il était im­por­tant pour moi, en cette an­née de JO, de me consa­crer à lui, comme lui l’au­rait fait si j’avais été dans la même si­tua­tion. Ted­dy a-t-il chan­gé en dix ans ? Chan­gé, non, il a évo­lué. Moi, à sa place, je se­rais hor­rible ! Lui a gar­dé les pieds sur terre et n’a pas la grosse tête.

Le calme avant la tem­pête « Tous les trois, on forme une vraie équipe »

Ted­dy Ri­ner com­bat­tra demain chez les + 100 kg. Ted­dy Ri­ner est en couple de­puis cinq ans avec Luth­na Plo­cus. Ils sont les pa­rents d’Eden, âgé de 2 ans et dé­jà grand fan de son pa­pa.

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