« Main­te­nant, il aime son sport »

Pie­ter Van den Hoo­gen­band

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - B.L.

« Ce que réa­lise Mi­chael Phelps à Rio, c’est peut-être en­core plus im­pres­sion­nant que ce qu’il a fait avant, à Athènes, Pé­kin ou Londres. Il est aus­si per­for­mant, mais plus hu­main fi­na­le­ment. Il montre ses sen­ti­ments, il pro­fite de ce qu’il vit. Il dé­teste tou­jours au­tant fé­ro­ce­ment la dé­faite, mais, main­te­nant, il aime son sport. Il l’aime bien plus que par le pas­sé. J’ai ado­ré les images de lui du­rant la cé­ré­mo­nie, sa fier­té si vi­sible d’être le porte-dra­peau amé­ri­cain, cet im­mense bon­heur qu’il trim­ba­lait. Il n’était pas comme ça avant. Il a chan­gé. En bien. Ima­gi­ner qu’il est là de­puis 2000, au som­met de­puis seize ans, c’est juste dingue. Presque in­sen­sé. J’ai tou­jours eu un im­mense res­pect pour le na­geur, mais je trou­vais qu’il lui man­quait une di­men­sion, qu’il n’ap­por­tait pas tout ce qu’il pou­vait à son sport. C’est fait. C’est dé­sor­mais un cham­pion dans et hors de l’eau, un cham­pion dans toutes les ac­cep­tions du terme. A Rio, Mi­chael est de­ve­nu une lé­gende. »

Rio, mar­di. Mi­chael Phelps avec son fils Boo­mer.

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