Per­vis-Bau­gé, l’or de la ré­con­ci­lia­tion ?

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - Rio (Bré­sil) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux Fran­çois Per­vis, pis­tard fran­çais GUILLAUME GEORGES

« CE NE SONT pas les meilleurs amis du monde mais ils vont unir leurs forces pour la vi­tesse par équipes, comme nous par le pas­sé avec Florian Rous­seau ». Si même leur en­traî­neur le dit… La fran­chise de Laurent Ga­né, au mo­ment d’évo­quer la re­la­tion entre Gré­go­ry Bau­gé et Fran­çois Per­vis (31 ans tous les deux), peut sur­prendre, mais elle re­place la ri­va­li­té entre les deux pis­tards dans une sorte de tra­di­tion à la fran­çaise.

Mé­lange de ten­sions et de per­for­mances, d’ému­la­tion di­ront cer­tains. « Avec Florian, on ne s’est ja­ma i s f a i t d e c r a s s e s e t o n s e res­pec­tait beau­coup. On n’al­lait pas à la plage en­semble mais on fai­sait les choses dans les règles de l’art, pour­suit le Néo-Ca­lé­do­nien Ga­né, cham­pion olym­pique par équipes en 2000. Au­jourd’hui, ce n’est pas tout à fait la même gé­né­ra­tion, mais ils fe­ront avec… » Dernière illus­tra­tion ? Au mo­ment de la sé­lec­tion pour la vi­tesse par équipes, Gré­go­ry Bau­gé, le tau­lier, triple médaillé d’ar­gent à Londres et Pé­kin, 9 fois cham­pion du monde (dont 5 fois par équipes), rê­vait du cas­ting lon­do­nien, avec ses potes Mi­chaël D’Al­mei­da et Ké­vin Si­reau. Sauf que ce der­nier a été rem­pla­cé à Rio par Per­vis, mé­daillable en in­di­vi­duel.

« Fran­çois n’a pas rem­pla­cé Ké­vin, il a été sé­lec­tion­né », nuance le Cris­to­lien Bau­gé, qui juge moins forte cette com­po­si­tion d’équipe. « Oui, je le pense mais ce n’est pas un pro­blème. On a fait de très belles choses en­semble à l’en­traî­ne­ment et on est tous in­ves­tis pour al­ler cher­cher l’or. On ver­ra le ré­sul­tat jeu­di ( NDLR : au­jourd’hui). » Per­vis, sex­tuple cham­pion du monde mais rem­pla­çant à Londres, es­quive l e s uj e t dans un sou­rire. « On est dans le même ap­par­te­ment, on dort en­semble, on mange en­semble, ce n’est pas la guerre comme vous pou­vez le croire. Et c’est vrai­ment sin­cère », dé­taille le Mayen­nais.

Il faut dire que par le pas­sé, avec un pic de cha­leur aux Mon­diaux 2014, la tem­pé­ra­ture a été plus éle­vée entre les deux hommes, qui se cô­toient de­puis l’ado­les­cence. De­puis, la co­ha­bi­ta­tion a pris des al­lures d’en­tente cor­diale. Sans doute parce que la piste fran­çaise n’en est pas à sa pre­mière ri­va­li­té et que le duo par­tage un rêve : ce­lui de l’or olym­pique.

« Ce n'est pas la guerre comme vous pou­vez le croire »

Loin d’être les meilleurs amis du monde, Fran­çois Per­vis (à g.) et Gré­go­ry Bau­gé de­vront mettre leur ri­va­li­té de cô­té pour ac­cro­cher l’or en vi­tesse par équipe.

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