Comme il a chan­gé de­puis 2012 !

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - Rio (Bré­sil) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux Rio S.L. S.L.

TED­DY RI­NER avoue qu’il n’a « pas vu pas­ser ces quatre ans ». Les bou­le­ver­se­ments ont pour­tant ét é nom­breux de­puis son titre olym­pique lon­do­nien. Le plus grand est s ans au­cun doute l ’ ar­ri vée, en avril 2014, de son fils, Eden. Ted­dy le « grand en­fant » s’est mué en un père. « Ah ! Le jour où j’ai pris mon fils pour la pre­mière fois dans mes bras… souffle le ju­do­ka. Ça été long d’at­tendre neuf mois, j’ai écou­té les conseils de tout le monde et, ce 1er avril, j’ai pris mes res­pon­sa­bi­li­tés, d’un coup. »

Le ju­do­ka met un point d’hon­neur à être pré­sent le soir au­près de son fils. « A l’heure du bain, il ne faut pas me dé­ran­ger, as­sure-t-il. Eden et moi, on est des potes, je l’adore, il m’adore. Si ça ne te­nait qu’à moi, il dor­mi­rait dans notre chambre tous les soirs mais ça ne se passe pas comme ça… »

Il pré­pare l’après

Du­rant cette olym­piade, Ted­dy Ri­ner est éga­le­ment de­ve­nu chef d’en­tre­prise. Moïse, son pa­pa, qui a long­temps veillé sur lui, le laisse dé­sor­mais vo­ler de ses propres ailes. Luth­na, sa com­pagne, tra­vaille à ses cô­tés, comme Ma­thilde, son as­sis­tante, et Clau­dy, son oncle, qui gère no­tam­ment les in­ves­tis­se­ments im- mo­bi­liers du cham­pion. « Il pré­pare son après-car­rière. Tous ses ren­dez-vous, il a fal­lu les in­té­grer à son plan­ning », note Franck Cham­bi­ly, son coach. Ce der­nier a pris les com­mandes au len­de­main des Jeux de Londres, lorsque Be­noît Cam­pargue s’est re­ti­ré. « Je connais­sais Ted­dy de­puis son ar­ri­vée à l’In­sep à l’âge de 15 ans, on avait tra­vaillé en­semble jus­qu’en 2008, c’est tout na­tu­rel­le­ment qu’on a re­créé le lien en 2012 », pré­cise Cham­bi­ly, qui oeuvre en col­la­bo­ra­tion avec Ch­ris­tian Chau­mont, coach de Ri­ner à Le­val­lois de­puis 2007.

Ces an­nées ont aus­si été mar­quées par les bles­sures : un dé­but de pu­bal­gie en 2013, une opé­ra­tion de l’épaule gauche en 2015 et un ar­ra­che­ment os­seux d’un gros or­teil il y a quelques mois. A chaque fois, il s’est re­le­vé. « Ses temps de ci­ca­tri­sa­tion ont été hors du com­mun, note Ar­melle O’Brien, sa ki­né. Ted­dy a une telle force po­si­tive que c’est comme s’il sti­mu­lait son corps. » Comme si rien ne pou­vait le stop­per.

Sous les yeux d’Eden

« Notre fils est fan de son père », nous confiait Luth­na, la com­pagne du cham­pion de­puis cinq ans. Le pe­tit gar­çon, né le 1er avril 2014, ne pou­vait pas man­quer un tel évé­ne­ment. Il ne sera pas le seul du clan Ri­ner à prendre place dans les tri­bunes de la Ca­rio­ca Are­na. Comme Moïse, le pa­pa, Ma­rie-Pierre Ri­ner, la ma­man du cham­pion, ne rate au­cun com­bat de son fils. Cette fois, elle s’est trans­for­mée en or­ga­ni­sa­trice de voyages. Plu­sieurs mai­sons ont été louées afin d’héberger tantes, oncles et cou­sins ve­nus de Gua­de­loupe. « Des amis sont ar­ri­vés de l’île de la Réunion et même de Ta­hi­ti », pré­cise Ma­rie-Pierre, in­vi­tée, quant à elle, par P & G dans le cadre de son pro­gramme in­ter­na­tio­nal Mer­ci ma­man. La chasse aux billets a été rude. Au to­tal, une soixan­taine de proches se­ront réunis, sans comp­ter les spor­tifs de l’équipe de France olym­pique qui ne man­que­ront pas de ve­nir en­cou­ra­ger leur por­te­dra­peau. L’am­biance s’an­nonce fa­bu­leuse du cô­té du do­jo.

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