Ma­ret, le bronze pour ses 29 ans

- 100 kg

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - Rio Ma­rine Ri­chard, la com­pagne de Cy­rille Ma­ret ÉRIC MI­CHEL

HIER, Cy­rille Ma­ret a eu 29 ans. Il s’est of­fert le ca­deau d’une vie : une mé­da i l l e o l y mpi q u e c h e z les - 100 kg. Pas celle qu’il es­pé­rait en mi­lieu d’après-mi­di tant il avait do­mi­né son su­jet avant la de­mi-fi­nale mais ça ne fait rien. L’ami très proche de Ted­dy Ri­ner, qui a com­men­cé le ju­do dans un centre aé­ré, a eu une car­rière suf­fi­sam­ment ca­bos­sée pour s’en conten­ter lar­ge­ment.

Tou­jours pla­cé, ra­re­ment gagnant, le géant a sa­vou­ré ce mo­ment par­ti­cu­lier. « J’étais ve­nu pour être cham­pion olym­pique, je ne l’ai ja­mais ca­ché, a-t-il confié au mi­cro de Ca­nal +. J’ai don­né le meilleur de moi-même. En de­mie, je suis tom­bé sur plus fort que moi. C’est un jo­li bronze. Je dé­die cette mé­daille à mes pa­rents. Je suis fier de ra­me­ner une mé­daille pour la France et pour ma ré­gion, la Bour­gogne. »

Vain­queur en 8es du Néer­lan­dais Henk Grol, double mé­daillé de bronze olym­pique (2008 et 2012), le Bour­gui­gnon a ex­pé­dié un mi­not géor­gien Be­ka Gvi­nia­sh­vi­li (20 ans) en quart pour s’of­frir sa pre­mière de­mi-fi­nale olym­pique.

Comme sur des rou­lettes. « Il était vrai­ment bien. Il n’a ja­mais com­mis dans la jour­née les pe­tites er­reurs qu’il fait par­fois. C’était son jour. J’avais confiance, je le sen­tais bien », es­pé­rait Ma­rine Ri­chard, sa com­pagne avant la de­mi-fi­nale. « Ça a dé­mar­ré dur, j’avais un ta­bleau dé­li­cat mais la pre­mière par­tie de jour­née s’est bien dé­rou­lée », ra­con­tait Ma­ret entre deux com­bats. Tout était per­mis alors, même le rêve le plus fou.

Hé­las, en de­mie, le pen­sion­naire de l’ACBB a coin­cé de­vant le Tchèque Lu­kas Kr­pa­lek, cham­pion du monde 2014. C’était la sep­tième confron­ta­tion entre les deux hommes. Avant le com­bat, le co­losse bar­bu me­nait 4-2. Main­te­nu au sol, il a fi­ni par cé­der mais s’est vite re­con­cen­tré pour ar­ra­cher le bronze de­vant l’Al­le­mand Karl-Ri­chard Frey, vice-cham­pion du monde 2015.

Ma­ret a triom­phé en res­tant pa­tient, une ver­tu née au bord des étangs qu’il ne quitte presque ja­mais. « Cy­rille a trois pas­sions : moi, je l’es­père, le ju­do et la pêche, pour­suit sa com­pagne. Je ne sais pas dans quel ordre, il fau­drait lui de­man­der… Il peut pas­ser des heures à pê­cher. Avant les grandes com­pé­ti­tions, il part s’iso­ler, sa canne à la main, c’est sa fa­çon de dé­com­pres­ser. Il fait ça presque de fa­çon pro­fes­sion­nelle. Il tient ça de son père. »

« J’avais confiance, je le sen­tais bien »

Rio, hier. Cy­rille Ma­ret était au bord des larmes après avoir conquis le bronze en - 100 kg. Et ce, même s’il était ve­nu cher­cher l’or.

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