Paris se fait ta­per sur les doigts

Aujourd'hui en France - - AUTOUR DES JEUX - S.L.

AU CIO (Co­mi­té in­ter­na­tio­nal olym­pique), on ne ba­dine pas avec les rè­gle­ments. Les por­teurs de la can­di­da­ture de Paris aux Jeux de 2024 ont ain­si été ré­pri­man­dés pour avoir contac­té di­rec­te­ment les mé­dias étran­gers afin de les in­vi­ter à vi­si­ter leur stand au Club France.

L’in­vi­ta­tion avait été trans­mise par mails par Ve­ro com­mu­ni­ca­tions, l’agence char­gée des re­la- tions presse au ni­veau in­ter­na­tio­nal. Sou­ci, le lo­go de Paris 2024 fi­gu­re­rait sur le cour­riel, ce qui est in­ter­dit. Les règles en ma­tière de lob­bying sont strictes et sur­veillées par une com­mis­sion d’éthique. Los An­geles et Rome ont éga­le­ment été aver­tis pour le même mo­tif. « Nous pou­vons mon­trer notre stand (NDLR : dont la su­per­fi­cie ne doit pas dé­pas­ser 20 m2) aux jour­na­listes qui viennent au Club France mais nous n’avons pas le droit de les in­vi­ter », pré­cise-ton du cô­té de Paris 2024.

Si l’in­vi­ta­tion avait été émise par le CNOSF et non par l’agence de com­mu­ni­ca­tion de la can­di­da­ture, le CIO n’y au­rait trou­vé rien à re­dire ! « Au CIO, des per­sonnes sont ga­rantes du bon dé­rou­le­ment de la pro­cé- dure, ce qui est nor­mal », ad­me­ton à Paris 2024. Mais si tout lob­bying est of­fi­ciel­le­ment in­ter­dit jus­qu’en fé­vrier 2017, les quatre co­mi­tés de can­di­da­ture, ex­trê­me­ment pré­sents à Rio, mul­ti­plient les contacts et les ren­contres.

Mer­cre­di, lors de sa vi­site au Club France, Tho­mas Bach, pré­sident du CIO, a même pu dé­cou­vrir le lu­dique stand de Paris 2024 qui offre une vi­site vir­tuelle des fu­turs sites.

Los An­geles et Rome éga­le­ment aver­tis

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