La concur­rence a ab­di­qué

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Re­né Gi­rard, en­traî­neur nan­tais YVES LEROY (AVEC NOS COR­RES­PON­DANTS)

« AU­CUN SUS­PENSE. » Le PSG, ce sont sans doute ses ad­ver­saires qui en parlent le mieux, à la ma­nière de cet aveu désa­bu­sé de Jean-Louis Triaud. Le fleg­ma­tique pré­sident bor­de­lais ca­pi­tule : « La lutte pour le titre est jouée d’avance, comme tous les ans, et pour un mo­ment en­core tant que le club au­ra ces moyens. Les autres équipes jouent pour la deuxième place. »

Les ac­teurs de la Ligue 1 sont qua­si­ment una­nimes pour se ran­ger à la su­pré­ma­tie pa­ri­sienne. Lu­cien Favre, qui dé­couvre le cham­pion­nat avec Nice, s’est dé­jà fait aux us et cou­tumes, même s’il em­ploie une pru­dence très suisse : « Je ne vois pas qui peut ve­nir me­na­cer le PSG. Compte te­nu de ses moyens, ce se­rait une énorme sur­prise de le voir ne pas conser­ver son titre. »

Ha­bi­tué du franc-par­ler, Fré­dé­ric An­to­net­ti semble même connaître le po­dium au com­plet. « Sur la du­rée, les Parisiens ont trop de marge, lâche-t-il, fa­ta­liste. Nous, on sera der­rière le PSG, Lyon et Mo­na­co avec cinq ou six a ut r e s é qui pes . J e n’ i nvente rien. » Pas une tête ne sort du rang pour s’éle­ver en concur­rent dé­si­gné.

Seul le vice-pré­sident de Mo­na­co, Va­dim Va­si­lyev, a avoué dans « l’Equipe » avoir « l’in­ten­tion de vi­ser le plus haut pos­sible en Ligue 1 et de se mê­ler à la course aux deux pre­mières places ». Lyon, lui, a payé pour voir il y a une se­maine à Kla­gen­furt.

« On a vu Lyon se faire écra­ser contre Paris lors du Tro­phée des cham­pions (4-1), rap­pelle le dé­fen­seur de Lille Re­na­to Ci­vel­li. Je ne pense pas que quel­qu’un puisse dé­trô­ner le PSG. Ça reste du foot, j’ai­me­rais bien que ce soit pos­sible pour le spec­tacle, mais Paris reste le fa­vo­ri. »

Deux en­traî­neurs tentent de lut­ter contre le sen­ti­ment de ré­si­gna­tion gé­né­rale : Ch­ris­tophe Gal­tier et Re­né Gi­rard. Le néoNan­tais in­vite au moins les ad­ver­saires à ne pas se pré­sen­ter en vic­times : « S’il y en a un qui peut en par­ler, c’est bien moi, parce que j’ai été le der­nier à être cham- pion avec Mont­pel­lier avant le règne du PSG ! Pour moi, res­pec­ter les gens, c’est leur don­ner du fil à re­tordre. Et j’es­père que tout le monde sera dé­ci­dé à leur me­ner la vie dure. »

Son ho­mo­logue de Saint-Etienne ba­lance la pa­tate chaude à ses voi­sins et ri­vaux lyon­nais. « Il faut y croire, im­plore-t-il. Ce ne sera pas nous, mais il y a une fin à toute chose ! S’il y a une équipe qui a po­sé des pro­blèmes à Paris la sai­son der­nière, c’est bien l’OL. » Ch­ris­tophe Gal­tier dé­taille les grains de sable qui pour­raient s’in­si­nuer dans l’im­pla­cable ma­chi­ne­rie pa­ri­sienne : « Un nou­vel en­traî­neur est ar­ri­vé. C’est une nou­velle équipe. Par­fois, les cycles mettent un cer­tain temps à se mettre en place. Il faut sur­tout que nous, les ad­ver­saires du PSG, on pense qu’on est ca­pables de les battre. » A prio­ri, ce n’est pas ga­gné pour tout le monde.

« Pour moi, res­pec­ter les gens, c’est leur don­ner du fil à re­tordre »

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