« On avait un gar­çon qui gran­dis­sait un peu trop vite à notre goût »

Moïse Ri­ner,

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS -

« BIEN SÛR que je jette en­core un oeil sur Ted­dy. Pe­tit ou grand, j’ai tou­jours été là, alors je l’ac­com­pa­gne­rai jus­qu’à ce qu’il me dise : Main­te­nant, pa­pa, reste à la mai­son ! » Moïse Ri­ner éclate de rire. Ted­dy Ri­ner, fils d’un em­ployé de la Poste et d’une as­sis­tante ma­ter­nelle, doit beau­coup à l’édu­ca­tion qu’il a re­çue. « Je n’étais pas strict, se dé­fend le pa­ter­nel. J’ai édu­qué mes en­fants comme tout père doit le faire. On avait un gar­çon qui gran­dis­sait un peu trop vite à notre goût (rire), il fal­lait veiller sur lui, d’au­tant qu’il était mi­neur. Lorsque Ted­dy a com­men­cé à ga­gner des titres et à être connu, je me suis ren­sei­gné. Je ne suis pas du mi­lieu du sport et je ne vou­lais pas que mon fils tombe entre les mains de re­quins. » Pen­dant long­temps, Moïse s’est oc­cu­pé des af­faires de son fils. « En met­tant un point d’hon­neur à ce qu’il soit au cou­rant de tout, il n’était pas ques­tion que quel­qu’un gère sans que lui ne com­prenne. » Lors de l’olym­piade, le pa­pa a pris de la dis­tance. « Il était temps que Ted­dy vole de ses propres ailes. Il a mû­ri et cherche na­tu­rel­le­ment d’autres as­pi­ra­tions. Nos re­la­tions ont évo­lué, dé­sor­mais ce sont des re­la­tions d’homme à homme. » Moïse n’est pour­tant ja­mais bien loin. « Quand Ted­dy m’ap­pelle pour me de­man­der con­seil, je ré­flé­chis, j’es­saie de lui être utile. Mais je ne veux pas qu’on dise que, s’il en est là, c’est grâce à ses pa­rents. Je lui ai tou­jours ré­pé­té : Si un jour tu dois re­mer­cier quel­qu’un, ce se­ra toi-même. »

Moïse Ri­ner, ex-em­ployé de la Poste, a tou­jours ac­com­pa­gné son fils lors des com­pé­ti­tions im­por­tantes.

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