« J’ai un peu tan­gué sur le dan­ce­floor »

Aujourd'hui en France - - AUTOUR DES JEUX - Rio de Ja­nei­ro (Bré­sil) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux GUILLAUME GEORGES

La mé­daille de bronze de Mat­thieu Pé­ché nous ra­conte en ex­clu­si­vi­té les pre­mières heures de sa vie avec le ca­noéoiste, mon­té jeu­di sur le podium du sla­lom en C2 avec Gau­thier Klauss. « C’EST VRAI que la vie a v e c Mat t h i e u , ç a me c h a n g e d e mon é c r i n douillet. A l’heure où je vous parle, je suis en train de dé­cou­vrir le McDo et les len­de­mains de soi­rée agi­tée. Mon nou­veau meilleur ami est un Fran­çais, bar­bu et sym­pa, qui fait du ca­noë avec son pote Gau­tier. ll était tel­le­ment content de me voir et de m’ac­cro­cher au­tour de son cou qu’il m’a dit que j’avais la « sa­veur de l’or ».

» Flat­teur, va… mais j’avoue que le com­pli­ment m’a un peu fait rou­gir, moi qui ne suis qu’en bronze. Avant de faire connais­sance à Rio, je lui avais po­sé un la­pin, quatre ans plus tôt, à Londres. A la der­nière mi­nute. Pas classe. Mais Mat­thieu n’est pas ran­cu­nier. Pour notre pre­mière sor­tie, il m’a fait dé­cou­vrir le Club France et sa tra­di­tion­nelle tour­née mé­dia­tique : on m’a beau­coup prise en pho­to et vous m’avez sû­re­ment vue à la té­lé.

Cou­chée à 4 h 30, le­vée dès 6 heures…

» En­suite, j’ai dî­né avec ses proches et avec la « tri­bu », comme il dit, du ca­noë-kayak. Il y avait ses pa­rents, sa femme, sa soeur, et sa fille d’à peine 1 an, qui m’a tout de suite prise dans ses mains. Puis est ve­nu le mo­ment de fê­ter ça : j’ai un peu tan­gué sur le dan­ce­floor, mais c’était chouette. Les autres mé­daillés du jour étaient aus­si de la par­tie. De­nis Gar­gaud, sa­cré cham­pion olympique la veille, était par­ti­cu­liè­re­ment en forme. Le ré­veil a été un peu plus dé­li­cat. Cou­chée 4 h 30, le­vée 6 heures… Je dé­couvre les nuits qua­si­ment blanches, mais, sans vou­loir me flat­ter, j’étais dans un état im­pec­cable. De toute fa­çon, on n’avait pas le choix, je de­vais être en pla­teau pour une in­ter­view à 13 heures, heure fran­çaise. Je quitte Rio lun­di pour dé­cou­vrir la France et d’autres vi­sages qui se­ront, eux aus­si, très contents de faire ma connais­sance.

» Mais je ne pars pas seule : ma soeur ju­melle, qui pend au cou de Gau­thier Klauss, n’est ja­mais très loin et quelque chose me dit qu’on se­ra ame­nés à se voir sou­vent. Il pa­raît que ces deux-là sont in­sé­pa­rables. »

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