Pour le spec­tacle, on re­pas­se­ra

FOOT­BALL. Bous­cu­lés par une équipe bas­tiaise en­tre­pre­nante, les Pa­ri­siens ont réus­si à ar­ra­cher une courte vic­toire. Sans briller.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Bastia (Haute-Corse) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux DOMINIQUE SÉVÉRAC

DE MÊME qu’il était ri­di­cule après le Tro­phée des champions de dé­cré­ter que tout avait chan­gé au PSG, qu’une équipe était née sous des aus­pices of­fen­sifs et que la tac­tique avait en­fin le droit de ci­té dans la ca­pi­tale, il se­rait ce ma­tin aven­tu­reux d’ex­pli­quer que l’équipe pa­ri­sienne re­cule dans le jeu ou le de­gré de « spec­ta­cu­la­ri­té ». Le PSG a dé­çu pour son en­trée en ma­tière, n’ob­te­nant qu’une vic­toire la­bo­rieuse. Il a en­nuyé dans des pro­por­tions in­at­ten­dues. « Ce n’est pas le match que je sou­hai­tais, confie Unai Eme­ry. Mais je sais que la pres­sion et le contexte sont dif­fé­rents à Bastia. Nous de­vons pro­gres­ser en ayant plus le bal­lon et da­van­tage le contrôle du match. »

Tout ça, au fond, pa­raît bien lo- gique et rap­pelle à quel point Lyon était bi­don la se­maine der­nière en Au­triche. Pour le reste, la constante des grandes équipes n’a pas chan­gé : ce n’est pas en août qu’on les juge quand les pré­pa­ra­tions se di­gèrent et les au­to­ma­tismes se créent, sur­tout après avoir chan­gé d’en­traî­neur. Il n’y avait certes au coup d’en­voi qu’un seul nou­veau joueur — Ben Ar­fa — mais le chan­ge­ment de dé­cor va prendre un peu de temps. Une autre re­crue rem­pla­ce­ra le bi­zuth, avec les pre­miers pas de Je­sé l’heure de jeu pas­sée. Et c’est sur une ten­ta­tive re­pous­sée de l’Es­pa­gnol que Kur­za­wa a of­fert la vic­toire aux siens.

Pas de gar­dien nu­mé­ro un

Unai Eme­ry, lui, a li­vré ses pre­mières vé­ri­tés sur le ter­rain et en de­hors. Il a ain­si choi­si Trapp dans les buts et, deux fois de suite, ce­la res­semble à une hié­rar­chie. Bon, hier, i l a u r a i t mi s S i r i g u o u Max­well a v e c des g a nt s , c e l a n’au­rait pas chan­gé grand-chose. L’en­traî­neur basque reste sur sa po­si­tion et re­fuse d’éta­blir un ordre : « Je veux les deux gar­diens bien pré­pa­rés. La sai­son est longue, les deux vont jouer. Il n’y a pas de n° 1 et de n° 2. » Il a en­fin es­ti­mé que Kry­cho­wiak n’était pas en­core prêt et que Stam­bou­li était en ins­tance de dé­part, d’où leur ab­sence ou du dé­pla­ce­ment ou de la feuille de match.

Il a aus­si avoué qu’après moult dis­cus­sions avec le pré­sident et le nou­veau di­rec­teur du foot­ball, Pat ri ck Klui­vert, i l n’y au­ra pas d’autre dou­blure à Ca­va­ni que Je­sé. La bonne ren­trée de l’Es­pa­gnol rap­pelle que Pa­ris au­ra du mal à se pas­ser d’un vrai 9, d’un grand Ca­va­ni donc, le seul at­ta­quant axial d’en­ver­gure de son ef­fec­tif. Et qu’en cas de pé­pin, les choix en­suite font quand même un peu peur même si Je­sé af­fiche dé­jà de belles pro­messes.

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