« Le mot phé­no­mène est trop faible pour lui »

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - Pro­pos re­cueillis par ÉRIC MI­CHEL

cham­pion d’Eu­rope du 110 m haies en 1986 et consul­tant sur Ca­nal + « Il y a un mot qu’Usain Bolt ne connaît pas, c’est doute. Il ne l’a ja­mais eu et ne l’au­ra ja­mais. Il a une telle maî­trise de la course et de son ap­proche que ce­la en pa­raît in­croyable. Il est même de plus en fort dans ce do­maine : il élec­trise un stade de 80 000 per­sonnes par sa seule pré­sence, c’est ex­tra­or­di­naire. Est-il le plus grand ath­lète de tous les temps ? Oui. Au ni­veau de l’olym­pisme, Phelps ri­va­lise avec lui. Mais pour l’ath­lé­tisme, il a sur­clas­sé tout le monde. On avait Owens, Nur­mi, Za­to­pek, Le­wis : il les a tous dé­pas­sés. Parce qu’on parle avec lui de sport mo­derne, pro­fes­sion­nel et qui va de plus en plus vite. Un tri­plé sur trois olym­piades au 100 m, c’est juste fa­bu­leux. Un tri­plé sur le re­lais et le 200 m, c’est au-de­là des qua­li­fi­ca­tifs. Je doute qu’il batte le re­cord du monde du 200 m comme il le sou­haite. Il n’est pas aux Jeux pour battre des re­cords, du moins des re­cords au chro­no. Il est là pour ga­gner des mé­dailles et écrire l’histoire. Il l’écrit avec des lettres d’or à tel point que le mot phé­no­mène est trop faible pour lui. Il faut en in­ven­ter un autre. Bolt, peut-être tout sim­ple­ment. » Re­trou­vez les épreuves d’ath­lé­tisme sur Ca­nal + à par­tir de 14 h 30

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