« Char­line ne réa­lise pas que je suis là »

Aujourd'hui en France - - AUTOUR DES JEUX - Rio SAN­DRINE LE­FÈVRE

« ÇA Y EST, J’AI UNE MA­MAN ! Long­temps ran­gée dans un car­ton, je suis, moi la mé­daille d’or, dé­sor­mais au­tour du cou de Char­line Pi­con. Le ciel était ma­gni­fique, la vue de­puis la plage féé­rique, mais ça n’a pas em­pê­ché Char­line de beau­coup pleu­rer. Il pa­raît qu’elle rê­vait dé­jà de me dé­cro­cher à Londres, il y a quatre ans. C’est peu-être parce que je suis si pré­cieuse à ses yeux qu’elle ne me quitte plus de­puis di­manche. Char­line n’ar­rête pas de dire qu’elle ne réa­lise pas que je suis là. Toute la soi­rée, elle m’a pour­tant gar­dée, là contre son coeur qui conti­nuait à battre très fort. J’ai croi­sé plein de Bré­si­liens qui vou­laient tous me tou­cher. J’ai fait tout un tas de sel­fies, je suis de­ve­nue une star. Jo­na­than Lo­bert, qui avait dé­cro­ché le bronze en voile il y a quatre ans, l’avait pré­ve­nue de cette grande cu­rio­si­té que nous, les mer­veilleuses mé­dailles qui ne ve­nons que tous les quatre ans (soit moins sou­vent que le Père Noël), sus­ci­tons. Hier soir, je suis même pas­sée au jour­nal de 20 heures sur France 2.

« Char­line était fière, car la planche à voile est une dis­ci­pline peu mé­dia­ti­sée, elle es­père que son ex­ploit va sus­ci­ter des vo­ca­tions. D’au­tant que l’une de mes co­pines en bronze est re­par­tie avec Pierre Le Coq, un autre vé­li­plan­chiste. Elle a eu droit à une vi­rée en boîte de nuit. Char­line au­rait bien vou­lu qu’on y aille, mais après tant d’émo­tions elle était fa­ti­guée, du coup on est ren­trées. Mais pas à l’hô­tel de l’équipe de France, car il était trop tard et elle ne vou­lait pas ré­veiller Ma­rie Riou, avec qui elle par­tage sa chambre.

Les pa­rents et le fian­cé de Char­line étaient heu­reu­se­ment là pour nous ac­cueillir. De toutes fa­çons, on n’a pas beau­coup dor­mi. Tan­tôt dans sa poche, parce que je suis trop lourde, tan­tôt au­tour de son cou, je me trim­bale dans Rio.

En ren­trant en France, j’irai dans ce que Char­line ap­pelle le parc des tro­phées, une pièce où elle a mis toutes les coupes et les mé­dailles qu’elle a dé­jà rem­por­tées. Elle a pro­mis de me mettre près d’une pho­to de ce po­dium où elle et moi nous nous sommes ren­con­trées, un di­manche d’aôut à Rio. »

« En ren­trant en France, j’irai dans le parc des tro­phées »

le­pa­ri­sien.fr Char­line Pi­con en or : « Mieux que dans mes rêves

Rio (Bré­sil), di­manche. A 31 ans, Char­line Pi­con a ob­te­nu sa pre­mière mé­daille d’or olym­pique.

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