En­fin un na­geur qui sou­rit !

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - Rio de Ja­nei­ro (Bré­sil) De l’un de nos en­voyés spéciaux ÉRIC BRUNA

Né le 18 juin 1996 à De­nain (59) Club : De­nain Dis­ci­pline : na­ta­tion, 10 km eau libre Pal­ma­rès : mé­daillé de bronze sur 10 km aux Jeux olym­piques (2016) ; vi­ce­cham­pion du monde sur 5 km (2011). Rio, hier. « Hier (NDLR : lun­di), c’était dé­gueu­lasse. Au­jourd’hui, c’est ma­gni­fique ! » Dans l’aire d’ar­ri­vée, Sté­phane Le­cat, di­rec­teur des équipes de France olym­piques, af­fiche un large sou­rire. En vingt-quatre heures, l’eau libre tri­co­lore est pas­sée par tous les états. Et Au­ré­lie Mul­ler a pleu­ré deux fois… De rage et de déses­poir l un­di après sa dis­qua­li­fi­ca­tion. De bon­heur, hier, de­vant l’écran géant sur Co­pa­ca­ba­na, en voyant Marc-An­toine Oli­vier, 20 ans, son ca­ma­rade d’en­traî­ne­ment à Nar­bonne, dé­cro­cher le bronze (der­rière le Néer­lan­dais Weert­man et le Grec Gian­no­tis) au terme d’un fi­nish au sprint digne d’un 50 m… « J’avais la rage au ventre pour elle, sou­rit le Nor­diste en tri­po­tant sa mé­daille. J’avais en­vie de per­for­mer pour elle, lui rendre le sou­rire et la faire pleu­rer à la fin. Je suis heu­reux pour moi et pour elle parce que c’est un tra­vail qu’on a fait toute l’an­née à deux. »

Phi­lippe Lu­cas, le men­tor

Dé­jà do­ré la veille avec la Néer­lan­daise Van Rou­wen­daal, Phi­lippe Lu­cas, éga­le­ment coach du duo Mul­lerO­li­vier, boit du pe­tit-lait. « Celle-là, il est al­lé la cher­cher avec ses c…, lâche-t-il. Les courses comme ça, ça se joue au men­tal… »

Sixième des Mon­diaux 2015, vain­queur d’une épreuve de Coupe du monde à Abu Dha­bi en fé­vrier, « Mar­co » ne s’est pas fait une mon­ta- gne du som­met bré­si­lien. Quitte à don­ner l’im­pres­sion de ne pas prendre la me­sure de l’événement. « Il ne faut pas se mettre trop la pres­sion, si­non on a la peur au ventre et on ne sait plus rien faire, ex­plique-t-il. Je n’avais rien à perdre, il fal­lait juste que j’ex­ploite mon ni­veau. Après, sur le ba­teau, quand j’ai ap­pris que j’étais 3e alors que je pen­sais être 4e, la sen­sa­tion a été in­des­crip­tible. C’est vrai­ment la conti­nui­té d’un tra­vail de­puis 2012 quand j’ai in­té­gré le pôle es­poirs de Rouen. »

L’an pas­sé, Oli­vier a re­joint l’an­cien men­tor de Laure Ma­nau­dou, de­ve­nu le pape de l’eau libre en France… et qui main­tient qu’il pré­fère tra­vailler avec des filles. Même si Oli­vier lui a rap­por­té sa pre­mière bre­loque internationale mas­cu­line. « Je re­pars pour quatre ans avec lui, lance Oli­vier, qui a ap­pris à de­ve­nir moins fou-fou dans l’Aude. Au­tant conti­nuer ! »

MarcAn­toine Oli­vier a dé­cro­ché le bronze au terme d’un fi­nal spec­ta­cu­laire.

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