« Les JO, ce n’est pas un match de foot­ball »

Ro­se­lyne Ba­che­lot, ex-mi­nistre des Sports

Aujourd'hui en France - - A LA CHAISE-DIEU, LA MUSIQUE, C’EST SACRÉ DEPUIS 5 - Pro­pos re­cueillis par C.M.

« Huer Re­naud La­ville­nie alors qu’il a dé­jà per­du sa mé­daille d’or ajoute l’igno­mi­nie au manque d’es­prit spor­tif, dé­nonce Ro­se­lyne Ba­che­lot. Il mé­ri­tait mieux. Il avait dé­jà été pu­ni la veille par ce pu­blic bré­si­lien qui avait uni­que­ment sup­por­té son ath­lète. Trai­ter ain­si un an­cien mé­daillé d’or est à peine sup­por­table. Je trouve cette am­biance re­gret­table. D’ailleurs, les res­pon­sables olym­piques ont rap­pe­lé de fa­çon ex­trê­me­ment ferme que se com­por­ter ain­si n’était en au­cun cas conforme à l’es­prit olym­pique. Les JO, ce n’est pas un match de foot­ball. Ces spec­ta­teurs semblent avoir une cer­taine cul­ture spor­tive, mais pas une cul­ture olym­pique. Quant aux tri­bunes clair­se­mées, c’est sans doute parce qu’al­ler voir les JO coûte cher, et que les Bré­si­liens sont loin de pou­voir tous se le per­mettre. Peut-être aus­si que la crise sa­ni­taire (l’épi­dé­mie de Zi­ka) a dé­cou­ra­gé cer­tains de faire le dé­pla­ce­ment. » Caen (14) « Oui. Il faut se rap­pe­ler que ce­la reste du sport. Je suis dé­jà al­lée voir plu­sieurs com­pé­ti­tions d’ath­lé­tisme, no­tam­ment le mee­ting Gaz de France, et l’am­biance n’était pas du tout comme ça. Tout le monde ap­plau­dis­sait tout le monde, il y a un mi­ni­mum de res­pect à avoir pour les ath­lètes qui s’en­traînent. Ce type de com­por­te­ment n’a pas sa place dans le sport. Que le meilleur gagne, comme on dit. »

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