Vincent Luis, l’homme qui ne s’ar­rête ja­mais

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - ERIC MI­CHEL

l’aube. « De­bout à 5 h 50, à la pis­cine à 6 h 45. Je nage jus­qu’à 8 h 30. » Et ce n’est que le dé­but.

Des amis l’ont ini­tié au tri­ath­lon et, de­puis, le 5e mon­dial est ac­cro

« A 9 h 30, c’est séance de course à pied jus­qu’à 11 heures. Après le dé­jeu­ner, sans sucre ni graisse, je pars rou­ler trois heures à vé­lo. Je re­tourne cou­rir en fin d’après-mi­di », conti­nue le cham­pion du monde ju­nior 2008. C’est comme ça 5 jours par se­maine, 52 se­maines par an. Le week-end ? C’est me­nu al­lé­gé le soir et foo­ting avant de se cou­cher. En course, Luis suit les ca­dences in­fer­nales des meilleurs spé­cia­listes du 10 000 m pour cou­rir la dis­tance sur les bases de 28’30’’.

« Le tri­ath­lon se perd en na­ta­tion mais se gagne à la course. J’ai mis les bou­chées dou- bles cet hi­ver. » Le bon­homme est vice-cham­pion de France de cross-country…

Avant d’être tri­ath­lète, Luis était na­geur (cham­pion de France mi­nimes du 400 m). Mais il en a eu marre de comp­ter les car­reaux. Des amis l’ont ini­tié au tri­ath­lon et, de­puis, le 5e mon­dial est ac­cro. « Quand on pense tri­ath­lon, on pense Iron­man (3,8 km de nage, 180 km à vé­lo 42,195 km à pied) et au gars qui fran­chit la ligne à quatre pattes. Le tri­ath­lon, ce n’est pas ça. »

Trop dur, même pour lui. En re­vanche, il a une idée der­rière la tête. « En 2020, aux JO de To­kyo, j’ai­me­rais dou­bler tri­ath­lon et 5 000 m en ath­lé. J’ai dit que j’ar­rê­te­rais le tri­ath­lon si j’étais cham­pion olym­pique. Si ça ar­rive au­jourd’hui, je me met­trai plu­tôt le dé­fi de faire deux sports dif­fé­rents dans les mêmes Jeux pour faire quelque chose que per­sonne n’a ja­mais réus­si. »

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