Deux modes de cal­cul

Aujourd'hui en France - - ÉCONOMIE - C.G.

Entre le taux de chô­mage tri­mes­triel cal­cu­lé par l’In­see, c’est-à-dire la pro­por­tion de per­sonnes sans em­ploi au sein de la po­pu­la­tion ac­tive (tra­vailleurs + chô­meurs) et le nombre de chô­meurs ins­crits à Pôle em­ploi pu­blié chaque mois par la Dares (le ser­vice sta­tis­tique du mi­nis­tère du Tra­vail), il y a ré­gu­liè­re­ment un écart. Ce qui per­met aux po­li­tiques de tout bord d’orien­ter le pro­jec­teur sur ce qu’ils sou­haitent faire dire aux chiffres. L’In­see re­cense les chô­meurs se­lon la dé­fi­ni­tion fixée par le Bu­reau in­ter­na­tio­nal du tra­vail (BIT) : toute per­sonne de plus de 15 ans dis­po­nible im­mé­dia­te­ment, cher­chant un em­ploi et n’ayant pas tra­vaillé au cours de la pé­riode de ré­fé­rence (sept jours au cours des quinze der­niers jours). Les chiffres de l’In­see re­posent sur les dé­cla­ra­tions des per­sonnes in­ter­ro­gées lors de l’en­quête « Em­ploi » : tous les trois mois, près de 110 000 per­sonnes à tra­vers le pays sont son­dées. A par­tir de cet échan­tillon, l’In­see ex­tra­pole un taux de chô­mage na­tio­nal. Les chiffres de l’In­see dif­fèrent de ceux four­nis par la Dares car un chô­meur au sens de l’In­see peut ne pas être sur les listes de Pôle em­ploi : soit il n’est pas ins­crit du tout, soit il a tra­vaillé dans le mois en de­hors de la se­maine de ré­fé­rence de l’en­quête. Les chiffres men­suels re­te­nus par Pôle em­ploi to­ta­lisent le nombre des de­man­deurs d’em­ploi ins­crits sur les listes n’ayant pas tra­vaillé dans le mois et comp­ta­bi­li­sés le mois pré­cé­dent par Pôle em­ploi et la Dares.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.