Jac­que­line Sau­vage res­te­ra en pri­son jus­qu’au bout

JUS­TICE. Après le re­fus de sa de­mande de li­bé­ra­tion condi­tion­nelle, elle re­nonce à faire ap­pel.

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS -

C’EST PARCE QU’ELLE est « épui­sée de l’achar­ne­ment ju­di­ciaire à son en­contre », se­lon ses avo­cates, que Jac­que­line Sau­vage a dé­ci­dé de re­non­cer. Con­dam­née par deux fois à dix ans de ré­clu­sion par un ju­ry po­pu­laire pour le meurtre de son ma­ri violent, cette femme de 68 ans a dé­ci­dé de ne pas faire ap­pel du re­jet de sa de­mande de li­bé­ra­tion condi­tion­nelle, dé­ci­dée ven­dre­di der­nier par le tri­bu­nal d’ap­pli­ca­tion des peines de Me­lun (Sei­neet-Marne). Les ma­gis­trats avaient no­tam­ment re­pro­ché à la mère de fa­mille, de­ve­nue mal­gré elle un sym­bole des vio­lences conju­gales et par­tiel­le­ment gra­ciée par Fran­çois Hol­lande, « de ne pas as­sez s’in­ter­ro­ger sur son acte » et poin­té le risque qu’elle se main­tienne dans une « po­si­tion vic­ti­maire » au re­gard de la mé­dia­ti­sa­tion des faits. Le par­quet, qui sou­te­nait une li­bé­ra­tion condi­tion­nelle, ne fe­ra pas non plus ap­pel, une telle dé­marche étant condi­tion­née à ce­lui de la dé­fense.

Elle de­vrait sor­tir à l’été 2018

Ca­role Ma­rot, une des filles de Jac­que­line Sau­vage, a as­su­ré hier soir à BFMTV que sa mère ne « croyait plus en la jus­tice ». « Elle n’en peut plus de se jus­ti­fier sans ar­rêt, a-t-elle ajou­té. Elle ne fe­ra plus de de­mande de li­bé­ra­tion condi­tion­nelle et at­ten­dra la fin de sa peine », à l’ho­ri­zon de l’été 2018.

La condam­na­tion en ap­pel de la sexa­gé­naire, en dé­cembre, avait sus­ci­té une vague de mo­bi­li­sa­tion, ap­puyée par de nom­breux par­le­men­taires et per­son­na­li­tés. Ses sou­tiens ont lan­cé une nou­velle pé­ti­tion en ligne pour ré­cla­mer sa « li­bé­ra­tion im­mé­diate », qui a re­cueilli à ce jour près de 215 000 si­gna­tures.

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