Ce que pèsent les can­di­dats à la pri­maire PS

GAUCHE. Ar­naud Mon­te­bourg, qui doit en­trer en lice de­main à Fran­gy, se­rait alors le sixième can­di­dat dé­cla­ré à la pri­maire. Mais tous ne sont pas à éga­li­té sur la ligne de dé­part. Et cer­tains n’iront sû­re­ment pas au bout.

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - TEXTES : PHI­LIPPE MARTINAT (AVEC ALAIN BOLLERY)

AR­NAUD MON­TE­BOURG doit an­non­cer, de­main à Fran­gy-en-Bresse (Saône-et-Loire), sa can­di­da­ture à la pré­si­den­tielle de 2017. En lais­sant peut-être pla­ner le sus­pense quant à sa par­ti­ci­pa­tion à la pri­maire que veut or­ga­ni­ser le PS les 22 et 29 jan­vier. Ils sont au­jourd’hui dé­jà cinq sur les rangs pour cette com­pé­ti­tion à la­quelle Fran­çois Hol­lande di­ra en dé­cembre s’il y par­ti­cipe. Mais Gé­rard Fi­loche (membre de la di-

Les chan­ge­ments de cap de l’an­cien dé­pu­té de Saône-et-Loire ont sou­vent dé­rou­té ses sou­tiens, dont beau­coup se sont per­dus en route. Il n’a pas de cou­rant au sein du PS et a opé­ré un vi­rage per­son­nel vers le monde des af­faires. Ses sou­tiens au PS (où il ne dis­pose que d’un re­pré­sen­tant au bu­reau na­tio­nal) sont maigres et son image brouillée. Une quin­zaine de dé­pu­tés et sé­na­teurs de­vraient être pré­sents de­main à Fran­gy. Même dans son an­cien fief de Saône-et-Loire, Mon­te­bourg ne fait pas l’una­ni­mi­té. Pas plus que son idée d’avoir chan­gé le nom de « Fête de la rose » en « Fête po­pu­laire ». rec­tion du PS), Jean-Luc Ben­nah­mias (pré­sident du pe­tit Front dé­mo­crate) et Fran­çois de Ru­gy, dé­pu­té de Loire-At­lan­tique (ex-EELV) en­tendent bien par­ti­ci­per au dé­bat, mais n’au­ront sans doute pas les sou­tiens né­ces­saires pour se pré­sen­ter. Que pèse Mon­te­bourg f ace à s es prin­ci­paux ri­vaux, Be­noît Ha­mon et Ma­rie-Noëlle Lie­ne­mann ?

L’an­cienne mi­nistre du Lo­ge­ment de Fran­çois Mit­ter­rand puis de Lio­nel Jos­pin dis­pose d’une longue ex­pé­rience et est res­tée constante dans ses po­si­tions, très cri­tiques au­jourd’hui à l’égard de Hol­lande. Fi­gure de la gauche du PS, elle en­tre­tient de bons rap­ports avec le PCF et les éco­lo­gistes.

Sans être in­exis­tants, ses sou­tiens au sein du PS se ré­sument au cou­rant Main­te­nant la gauche, di­ri­gé par Em­ma­nuel Mau­rel. Seule­ment un ou deux dé­pu­tés la sou­tiennent.

Avec son cou­rant Un monde d’avance, le dé­pu­té des Yve­lines a un poids cer­tain au sein du PS. Sa can­di­da­ture est au­jourd’hui ap­puyée par une ving­taine de dé­pu­tés fron­deurs. Des maires comme Marc Gri­court (Blois), Carine Pe­tit (Pa­ris XIVe) ou Mi­chel Ver­gnier (Gué­ret) le sou­tiennent aus­si. Ha­mon peut en­fin bé­né­fi­cier de sa proxi­mi­té avec Mar­tine Aubry (qui vient d’af­fir­mer qu’elle ne se­rait pas can­di­date à la pré­si­den­tielle). L’ex-mi­nistre est moins connu que Mon­te­bourg et sa voix porte moins. Sa dé­cla­ra­tion de can­di­da­ture mar­di sur France 2 n’a pas été ju­gée très convain­cante. Mais ses amis jurent qu’il ira « jus­qu’au bout ».

Ar­naud Mon­te­bourg, do­té d’un réel cha­risme, a conso­li­dé sa no­to­rié­té en de­ve­nant mi­nistre du Re­dres­se­ment pro­duc­tif en 2012.

Be­noît Ha­mon, dé­pu­té des Yve­lines a un poids cer­tain au sein du PS et sa can­di­da­ture est ap­puyée par une ving­taine de dé­pu­tés fron­deurs.

An­cienne mi­nistre du Lo­ge­ment de Fran­çois Mit­ter­rand, Ma­rie-Noëlle Lie­ne­mann dis­pose d’une longue ex­pé­rience.

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