« Ce sport est un ou­til pour notre pays »

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - Rio Pro­pos re­cueillis par ÉRIC MI­CHEL

Bra­him As­loum, cham­pion olym­pique en 2000 « Vous n’ima­gi­nez pas à quel point j’ai es­pé­ré et sou­hai­té voir cette se­maine un boxeur ou une boxeuse fran­çaise me suc­cé­der au pal­ma­rès olym­pique. Si ça marche si fort, c’est parce que la France a une bonne école de boxe qui n’est mise en va­leur qu’une fois tous les quatre ans. On a une équipe de France jeune, très à l’écoute, exem­plaire et gé­niale. Ce sont de bons ga­mins. On dit sou­vent que notre jeu­nesse se perd, qu’elle manque d’édu­ca­tion : pas avec nos boxeurs. Ils ont de la fraî­cheur, de l’en­thou­siasme. On met trop la lu­mière sur des gens qui font du mal alors que nous, nous en avons qui font du bien. Quand on est boxeur, on vient gé­né­ra­le­ment d’un mi­lieu dif­fi­cile. Quand on a la chance d’être sou­te­nu par un groupe, ça transcende. Ça les transcende de sa­voir qu’en France, on les suit. Ils se dé­fi­nissent comme une fa­mille et c’est le cas : ils se battent, se sou­tiennent, rient et pleurent en­semble sans au­cune dis­tinc­tion de race, de cou­leur, de re­li­gion ou d’ori­gine so­ciale. Ce sont des mômes ex­trê­me­ment fiers de re­pré­sen­ter la France, d’où qu’ils viennent. Il faut qu’on prenne conscience que ce sport est un ou­til pour notre pays. A nous de l’uti­li­ser à bon es­cient. Il y a beau­coup de choses qui se perdent en ce mo­ment, et je le dis : ve­nez voir ce sport, in­té­res­sez-vous à lui et ne l’aban­don­nez pas comme sou­vent après les Jeux. La France en a be­soin. »

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