Pour elles, un compte à ré­gler

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - Phi­lippe Ba­na, di­rec­teur tech­nique na­tio­nal S.B.

soin d’y re­tour­ner une 5e. Ça s’ac­com­pagne de tant de souf­france et de pres­sion que ce chan­tier ne vaut d’être vé­cu que s’il y a une mé­daille au bout ! »

De­puis jeu­di soir et la qua­li­fi­ca­tion pour la fi­nale face à la Rus­sie, le sé­lec­tion­neur a en­fin vu son rêve de­ve­nir réa­li­té. Mais main­te­nant que l’or lui tend les bras, il en­tend s’en sai­sir. Aux com­mandes de l’équipe cham­pionne du monde en 2003 et ar­gen­tée à trois re­prises (1999, 2009 et 2011), Krumb­holz traîne en ef­fet comme un far­deau d’être aus­si l’in­car­na­tion de ses échecs ré­pé­tés aux Jeux.

« Pour lui, c’est une vé­ri­table tor­ture d’être le Pou­li­dor du hand aux JO, glisse le DTN Phi­lippe Ba­na. C’est une souf­france dont il porte l es stig­mates j usque dans son corps. Il y a un as­pect ob­ses­sion­nel dans l e r a pport d’ Oli vi e r a ux Bleues. C’est une force qui lui a per­mis de réus­sir la greffe dont l’équipe avait be­soin. Mais c’est aus­si ce qui l’a fait souf­frir au point de ne pas sup­por­ter l’échec de Londres (5e ). J a mai s j e n’avais vu une équipe aus­si dé­vas­tée par quelque chose qu’elle n’a pas su fi­nir qu’en 2012. Mais il en a tel­le­ment chié que cette souf­france a créé une éner­gie in­croya­ble­ment com­mu­ni­ca­tive. »

Grâce à cette éner­gie, ses filles sont au­jourd’hui en po­si­tion d’écrire la plus belle page du hand fé­mi­nin tri­co­lore. Elles peuvent sur­tout ba­layer le qui­pro­quo qui hante le sé­lec­tion­neur. « On (NDLR : son staff et lui) a mal vé­cu d’être consi- dé­rés comme in­com­pa­tibles avec les Jeux, re­con­naît Krumb­holz. En sport, il ar­rive par­fois qu’on perde d’un rien. Cette fois, on a bien l’in­ten­tion de ga­gner d’un rien. »

« J’ai ra­re­ment vu une équipe aus­si dé­vas­tée qu’en 2012 (5e des JO) »

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