« Ça ne sert à rien d’avoir tra­ver­sé tout ça si… »

Ma­rine Jo­han­nès,

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - Rio de Ja­nei­ro De l’un de nos en­voyés spé­ciaux Pro­pos re­cueillis par ÉRIC MI­CHEL

FRANCE 2, CA­NAL +, 16 H 30

ON DIT d’elle qu’elle se­ra la fu­ture très grande joueuse du bas­ket fran­çais. Avec son jeu très ins­pi­ré de la NBA, la ti­mide Nor­mande de 21 ans (1,77 m, 61 kg), née à Li­sieux, for­mée à Pont-l’Evêque – comme Ni­co­las Ba­tum – et qui évo­lue­ra à Bourges cette sai­son, vit ses pre­miers Jeux et veut en re­par­tir au­jourd’hui avec une mé­daille de bronze. Pour ce­la, il faut battre la Ser­bie à 16 h 30. Comment abor­der une pe­tite fi­nale olym­pique ? MA­RINE JO­HAN­NÈS. En se re­con­cen­trant tout de suite après la de­mi-fi­nale perdue face aux EtatsU­nis (NDLR : 67-86, jeu­di soir). Ça fait trois mois qu’on tra­vaille en­semble sans ar­rêt, que nous sommes pas­sées par un tour­noi de qua­li­fi­ca­tion, une longue pré­pa­ra­tion, des épreuves en dé­but de tour­noi. Ça ne sert à rien d’avoir tra­ver­sé tout ça si on ne re­part pas avec la mé­daille. Nous nous sommes re­mo­bi­li­sées pour al­ler la cher­cher. Non vrai­ment, on n’a pas fait tout ça pour rien.

« Ça va être un match très dur »

Un France - Ser­bie, c’est un peu comme le France - Es­pagne chez les gar­çons ? Beau­coup de filles ont une re­vanche à prendre, no­tam­ment par rap­port à la fi­nale perdue de l’Eu­ro en 2015 (NDLR : 68-76) qui avait failli nous pri­ver des Jeux. Je n’y étais pas mais, main­te­nant, je vais aus­si faire par­tie de cette his­toire. Peu­têtre, en ef­fet, que les France - Ser­bie de­viennent des clas­siques. Ça va être un match très dur. Les Serbes ne sont pas ré­pu­tées pour faire de ca­deaux. Comment, à 21 ans, vit-on ses pre­miers Jeux ? C’est juste un rêve. Si on m’avait dit il y a un an que je dis­pu­te­rais une pe­tite fi­nale olym­pique après avoir joué contre les Amé­ri­caines en de- mie… C’est un truc in­croyable. Moi qui suis fan de Ste­phen Cur­ry, avoir joué contre les USA, vous ima­gi­nez ? Le pro­blème, c’est que les Amé­ri­caines, elles pèsent 20 kg de plus que moi et sont beau­coup plus grandes. Tout ça est bien im­pres­sion­nant mais ça ne me stresse plus.

Rio de Ja­nei­ro, jeu­di. Au­teur de quelques beaux gestes lors de la de­mi-fi­nale contre les Etats-Unis, Ma­rine Jo­han­nès s’est vite re­mo­bi­li­sée mal­gré la dé­faite (86-67).

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