Pour l’hon­neur de tout un pays

Aujourd'hui en France - - AUTOUR DES JEUX - MORGANN JEZEQUEL

cô­té du Ma­ra­ca­na, et ont re­vê­tu le maillot jaune et vert pour en­cou­ra­ger les joueurs bré­si­liens face aux Russes. Il s por­te­ront l e même maillot, au­jourd’hui, dans le stade my­thique. « L’après-Coupe du monde a été très dif­fi­cile pour la Se­le­ção, mais de­puis le dé­but des JO, on dé­couvre une nou­velle équipe. Ça an­nonce de bonnes pers­pec­tives pour la suite », as­sure Hel­der. Un peu plus l oin, à l’ombre d’un pe­tit ar­buste, deux amis si­rotent une bière avant le match de vol­ley. Eux aus­si ont dé­jà leurs billets en poche pour la fi­nale de f oot- ball. « Ga­gner, ça se­rait une belle ré­ponse du foot­ball bré­si­lien que l’on di­sait dé­ca­dent », sou­ligne Tude Brum. Pour ce Ca­rio­ca, c’est cer­tain, la Se­le­ção va dé­cro­cher la mé­daille d’or. « Ils vont sû­re­ment être stres­sés, d’au­tant plus qu’ils jouent contre l’Al­le­magne à do­mi­cile, au Ma­ra­ca­na. Ça va être ser­ré mais ils vont ga­gner, je n’ai au­cun doute là-des­sus ! » A cô­té de lui, Ed­gley de Pau­la par­tage le même en­thou­siasme : « Il faut ou­blier ce qui s’est pas­sé pen­dant la Coupe du monde et al­ler de l’avant. La sé­lec­tion bré­si­lienne est en pleine re­cons­truc­tion et c’est po­si­tif, elle a beau­coup de conquêtes qui l’at­tendent, dans un fu­tur proche. » A proxi­mi­té du Ma­ra­ca­na, pos­té de­vant son bar, le Rio 40°, re­paire des ama­teurs de foot­ball les soirs de match, Jo­sé Ma­nuel Cor­reia Gon­çalves s’at­tend lui aus­si à une vic­toire du Bré­sil. « Con­trai­re­ment à d’autres équipes, la sé­lec­tion bré­si­lienne a un crack dans ses rangs, Ney­mar, ce qui lui confère un grand avan­tage », croit-il sa­voir.

« Mais ces JO per­mettent aus­si de mettre en avant de jeunes ta­lents, comme Ga­briel Je­sus, Luan, Wal­lace, Mar­quin­hos. Beau­coup re­pré­sentent le fu­tur de l a s él ec­ti on bré­si­lienne, sou­rit Jo­sé Ma­nuel Cor­reia Gon­çalves. Mais ils de­vront faire at­ten­tion. Avec la Mann­schaft, on ne sait ja­mais… »

Ou plu­tôt tous le savent, jus­te­ment. Et tous ont re­mar­qué que l’Al­le­magne a im­pres­sion­né de­puis le dé­but du tour­noi, pen­dant que le Bré­sil a plu­tôt ba­fouillé son foot­ball. Reste à Ney­mar, Mar­quin­hos, le dé­fen­seur du PSG, et com­pa­gnie à ne pas cra­quer sous la pres­sion. Et elle est im­mense.

La pres­sion est im­mense sur les épaules de Ney­mar et Mar­quin­hos

Ma­ra­ca­na (Rio), mer­cre­di. Les sup­por­teurs bré­si­liens at­tendent avec im­pa­tience la fi­nale contre l’Al­le­magne. Et gardent en mé­moire le sou­ve­nir dou­lou­reux de la de­mi-fi­nale du Mon­dial quand la Se­le­ção avait été hu­mi­liée par la Na­tio­nal­mann­schaft (7-1). Les Bré­si­liens comptent sur leur su­per­star Ney­mar (à g.) pour faire la dif­fé­rence.

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