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Aujourd'hui en France - - A METZ, LA MIRABELLE PAIE SA TOURNÉE - To­ny Es­tan­guet, triple cham­pion olym­pique STÉ­PHANE BIAN­CHI

pa­tions) ou le j udo­ka Da­vid Douillet (2 or, 1 bronze) s’en sont ap­pro­chés sans y par­ve­nir.

« Il y a deux obs­tacles ma­jeurs dans la quête d’un troi­sième titre de rang, glisse le sa­breur JeanF­ran­çais La­mour, sa­cré en 1984 et Séoul 1988 avant de dé­cro­cher le bronze en 1992. Le pre­mier est d’ordre phy­sique. A vos troi­sièmes Jeux, l’ac­cu­mu­la­tion de toutes les an­nées d’en­traî­ne­ment pèse bien plus lourd sur les épaules que lors de vos pre­miers. A 36 ans, comme ce fut le cas pour moi, on sent qu’on est par­fois un peu justes. Là, vous com­pre­nez vite la si­gni­fi­ca­tion du mot ré­cu­pé­ra­tion. La deuxième est liée à la mo­ti­va­tion. Ce n’est pas simple de se re­mettre en ques­tion et de se com­por­ter comme un out­si­der quand on a dé­jà dé­cro­ché deux fois l’or. »

Comme l’ex­plique le triple mé­daillé d’or (2000, 2004 et 2012) de ca­noë, To­ny Es­tan­guet, « on a ten­dance à mi­ni­mi­ser les doutes et à se dire qu’on sau­ra gé­rer les fai­blesses puis­qu’on l’a dé­jà fait. Et, sou­vent, l’en­tou­rage ne vous aide pas. En vou­lant vous ras­su­rer, il vous ins­talle dans un cer­tain confort. Or, ce n’est pas la nor­ma­li­té de ga­gner les Jeux, c’est quelque chose d’ex­cep­tion­nel, d’anor­mal ! Sur­tout, on en ou­blie que c’est la guerre, que pour al­ler au bout il faut al­ler au com­bat. »

La guerre, les Ex­perts ont dé­jà prou­vé qu’ils n’avaient plus peur de la faire. « Mais ce qui leur per­met­tra peu­têtre d’y ar­ri­ver, re­prend Es­tan­guet, c’est qu’eux ils se boostent les uns les autres. Dès qu’il y en a un qui passe à cô­té, il y en a un autre pour prendre la re­lève. » Voi­là, sans doute, pour­quoi ils n’ont ja­mais per­du la moindre fi­nale. Qu’il en soit en­core ain­si cette fois-ci.

« Ce n’est pas la nor­ma­li­té de ga­gner les Jeux »

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