Da­vid Luiz n’a pas dit son der­nier mot

Ligue 1.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - RONAN FOLGOAS

DE TOUTE ÉVI­DENCE, Unai Eme­ry n’est pas du genre à tour­ner au­tour du pot avec ses joueurs. Ain­si cou­rant juillet, lors d’un en­tre­tien in­di­vi­duel avec Da­vid Luiz, le nou­vel en­traî­neur pa­ri­sien a mis les pieds dans le plat en an­non­çant à l’in­ter­na­tio­nal bré­si­lien, ti­tu­laire ré­gu­lier ces deux der­nières sai­sons au PSG, qu’il comp­tait tou­jours sur lui… mais dans un rôle de rem­pla­çant. Dé­jà tou­ché par sa mise à l’écart de l’équipe na­tio­nale lors de la der­nière Co­pa Ame­ri­ca en juin, le Bré­si­lien est sor­ti un peu grog­gy de son tête-à-tête avec Eme­ry. Certes, la pro­mo­tion pro­gram­mée de Mar­quin­hos, à son dé­tri­ment, était dé­jà dans l’air en fin de sai­son der­nière. Mais sa confir­ma­tion, de la bouche de son nou­veau coach, a d’abord en­ta­mé sa bonne hu­meur lé­gen­daire.

Troi­sième sa­laire du club

La star des ré­seaux so­ciaux (son compte Ins­ta­gram compte 14 mil­lions d’abon­nés, soit le double du compte du PSG) a en­vi­sa­gé l’éven­tua­li­té d’un dé­part de Pa­ris, deux ans après son ar­ri­vée. Mais à 29 ans et compte te­nu de son contrat en or mas­sif (en­vi­ron 950 000 € brut men­suels, 3e plus gros sa­laire du club der­rière Thia­go Sil­va et Di Ma­ria), Da­vid Luiz a vite com­pris que les points de chute équi­va­lents n’existent que dans des ter­ri­toires exo­tiques comme la Chine. Al o r s q u ’ i l lui reste trois ans de c on­trat, il a choi­si t de s’ac­cro­cher.

Dans sa ré­flexion, l’an­cien dé­fen­seur de Chel­sea n’ou­blie pas que les aléas d’une sai­son sont nom­breux. Entre les bles­sures, les sus­pen­sions et la fa­tigue oc­ca­sion­née par les voyages trans­at­lan­tiques de Mar­quin­hos (voire Thia­go Sil­va) pour re­joindre la Se­le­ção, sa chance re­vien­dra, veut-il croire. Le dé­but de l’exer­cice 2016-2017 lui donne en par­tie

rai­son. Thia­go Sil­va, bles­sé à la hanche, ne fe­ra pas son re­tour avant mi-sep­tembre, tout comme Mar­quin­hos, mo­bi­li­sé jus­qu’à hier avec la sé­lec­tion olym­pique bré­si­lienne. Du coup, en ce mois d’août, Luiz en­chaîne les matchs et les oc­ca­sions de mar­quer les es­prits. Il tien­dra en­core ce soir face à Metz les rênes de la dé­fense avec à ses cô­tés le jeune Pres­nel Kim­pembe. D’ailleurs, le staff d’Unai Eme­ry se dit im­pres­sion- né par le pro­fes­sion­na­lisme du Bré­si­lien, gé­né­ra­le­ment pré­sent au camp des Loges dès 8 h 30 pour tra­vailler avec De­nis Le­febvre, son pré­pa­ra­teur phy­sique at­ti­tré. Mais à plus long terme, son re­tour sur le banc de touche, y com­pris lors des matchs de Ligue des cham­pions, semble tou­te­fois iné­luc­table. Pas sûr que l’éro­sion de son sta­tut se fasse alors dans la joie et la bonne hu­meur.

Edin­son Ca­va­ni pro­fite du dé­part de Zla­tan Ibra­hi­mo­vic pour s’ins­tal­ler à la pointe de l’at­taque pa­ri­sienne.

Camp des Loges (Yve­lines), le 5 juillet. Dès la re­prise, Unai Eme­ry a si­gni­fié à Da­vid Luiz qu’il se­rait rem­pla­çant cette sai­son.

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