PEOPLE.

De grosses poin­tures ont dé­ci­dé en même temps de cé­der leurs pro­prié­tés de la Côte d’Azur. John­ny Depp et les époux Beck­ham ont mis en vente leurs pa­laces du Var. Et An­ge­li­na Jo­lie se­rait prête à suivre.

Aujourd'hui en France - - LOISIRS ET SPECTACLES - Saint-Tro­pez (Var) De notre cor­res­pon­dante DIANE ANDRÉSY

LES PEOPLE se sont-ils pas­sé le mot à Hol­ly­wood ? Les at­ten­tats on­tils eu rai­son de leur fran­co­phi­lie ? Tou­jours est-il que plu­sieurs stars an­glo-saxonnes qui pos­sèdent des mai­sons luxueuses dans le Var… ont dé­ci­dé de s’en sé­pa­rer cet été.

Vic­to­ria et Da­vid Beck­ham très pres­sés

Mais qu’est-ce qui pousse la ve­dette des ter­rains de foot an­glais et son épouse à bra­der au­tant leur pro­prié­té de Bar­ge­mon ? Le couple bri­tan­nique de­mande 2,7 M€ pour le do­maine Saint-Vincent : une mai­son de six chambres avec pis­cine et di­verses dé­pen­dances dans un parc de 80 ha sis dans l’ar­rière-pays can­nois, à une heure de la côte. Une somme ron­de­lette, vous di­rez-vous. Sauf qu’en 2003 les Beck­ham avaient ache­té le site à ré­no­ver 1,7 M€. Et qu’en­tre­temps le couple a in­ves­ti des sommes exor­bi­tantes pour res­tau­rer luxueu­se­ment le do­maine. « Vi­si­ble­ment, le couple est pres­sé de vendre, car le prix n’est pas très haut. Net­te­ment in­fé­rieur, en tout cas, au coût de la ré­no­va­tion, es­ti­mé à près de 6 M€, dé­taille De­nis, un agent im­mo- bi­lier. C’est ty­pique de gens qui veulent vite se dé­bar­ras­ser d’un bien. »

Sur place les ru­meurs bruissent jus­qu’à la théo­rie de la mai­son han­tée… Plus con­crè­te­ment, les Beck­ham pré­fé­re­raient se re­cen­trer sur Londres et Los An­geles, où Vic­to­ria va lan­cer le mois pro­chain sa pre­mière ligne de ma­quillage, en par­te­na­riat avec Es­tée Lau­der.

John­ny Depp tire un trait

Plus au sud, à Plan-de-la-Tour, dans le golfe de Saint-Tro­pez, c’est la pro­prié­té de John­ny Depp, au som­met d’une col­line ul­tra-pro­té­gée, qui est en vente. Seize ans après avoir ache­té ce splen­dide ha­meau pro­ven­çal, où il vé­cut une dé­cen­nie avec Va­nes­sa Pa­ra­dis et leurs deux en­fants Li­li-Rose et Jack, l’ac­teur amé­ri­cain de 52 ans vient de le mettre en vente. Il a lui­même fixé le prix : 50 M€. Il faut dire que la pro­prié­té est un joyau : sur un ter­rain de 15 ha, le mas, d’une sur­face ha­bi­table de 1 200 m², com­porte une mai­son prin­ci­pale, six cot­tages pri­vés — douze chambres et douze salles de bains en tout —, deux pis­cines, une cha­pelle trans­for­mée en guest-house, un ska­te­park, un res­tau­rant Chez Mar­ce­line, un ate­lier d’ar­tiste, un es­pace de re­mise en forme… et même « une blan­chis­se­rie » ! Pour jus­ti­fier ce mon­tant, la star — qui vient de ver­ser l’équi­valent de 6,1 M€ à Am­ber Heard dans le cadre d’un di­vorce à l’amiable — in­dique que la pro­prié­té est ven­due avec ob­jets de­si­gn et autres sou­ve­nirs per­son­nels, dans leur jus. De quoi en­flam­mer un mar­ché im­mo­bi­lier dé­jà très haut dans le Sud…

An­ge­li­na s’est las­sée

Dans le Haut Var, à Cor­rens, à mi-che­min entre Aix-en-Pro­vence et Cannes, il semble que le feu qui a ra­va­gé 600 ha de fo­rêt en juillet a été la goutte d’eau pour An­ge­li­na Jo­lie. La ru­meur lo­cale as­sure que l’ac­trice de 41 ans compte se dé­par­tir au plus vite du châ­teau de Mi­ra­val et son do­maine de 400 ha de pi­nède, oli­ve­raie et vi­gnoble. Ache­tée 35 M€ en 2008, l’im­mense pro­prié­té pour­rait se né­go­cier à 40, voire 50 M€. Bien qu’elle ait choi­si d’épou­ser ici le père de ses en­fants, Brad Pitt, il y a deux ans, la star hol­ly­woo­dienne ne vient ja­mais dans sa ré­si­dence fran­çaise. « Et, sur place, ils res­tent confi­nés, confie un ha­bi­tant de Cor­rens. Ils ar­rivent en jet à Nice avec leurs en­fants et re­joignent le do­maine en hé­li­co­ptère. Sur place, seul le per­son­nel est au cou­rant de leur ve­nue. » Une seule fois en huit ans, la mar­chande de lé­gumes du village a vu dé­bar­quer, en short, Brad Pitt et son fils à la re­cherche de cour­gettes et to­mates. Mais, gé­né­ra­le­ment, les Bran­ge­li­na (le sur­nom du couple) ne quittent pas leur pied-à-terre pro­ven­çal sur­veillé, jour et nuit, par des gardes du corps. Seuls les chas­seurs lo­caux ont le droit de pé­né­trer dans le do­maine — sur au­to­ri­sa­tion — à l’ou­ver­ture de la sai­son pour faire bais­ser le nombre de san­gliers dans le sec­teur.

Si ma­dame semble sur le dé­part, mon­sieur, lui, au­ra peut-être da­van­tage de mal à aban­don­ner ses pieds de vigne et sa cu­vée de ro­sé Do­maine de Mi­ra­val. « Je suis un fer­mier, main­te­nant ! » avait même dé­cla­ré l’ac­teur, sin­cère pas­sion­né de vin, à un ma­ga­zine spé­cia­li­sé amé­ri­cain en 2014. Son as­so­cia­tion avec la fa­mille Per­rin, à la tête de grands crus châ­teau­neuf-du-pape, a d’ailleurs per­mis au vin de Mi­ra­val de se clas­ser par­mi les meilleurs du monde.

A Saint-Tro­pez, ces mises en vente suc­ces­sives ai­guisent les ap­pé­tits des mil­liar­daires, ac­tuel­le­ment en va­cances sur la côte. « Cer­tains ont dé­jà pré­vu, sur leurs agen­das, des vi­sites avant de ren­trer au pays, té­moigne avec discrétion un pro­fes­sion­nel tro­pé­zien de la vente. Des Russes sont par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­sés par ces joyaux fran­çais qui se li­bèrent. »

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