Re­né­go­cier son prêt :

IMMOBILIER. Les taux d’in­té­rêt n’ont ja­mais été aus­si at­trac­tifs pour les em­prun­teurs. Mais rien n’est per­du pour ceux qui sont dé­jà pro­prié­taires : ils peuvent re­né­go­cier leur prêt.

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - Maël Ber­nier, porte-pa­role de Meilleur­taux Dos­sier réa­li­sé par BO­RIS CASSEL

UNE OC­CA­SION en or. Ni plus ni moins. Des cen­taines de mil­liers de par­ti­cu­liers ont la pos­si­bi­li­té, en cette in­croyable pé­riode, d’éco­no­mi­ser p l u s i e u r s d i z a i n e s d e mil l i e r s d’eu­ros. Un peu de pa­pe­rasse, et hop, jack­pot ! La com­bine ? Ré­cla­mer une ris­tourne à son ban­quier sur son prêt immobilier. N’hé­si­tez pas, les éta­blis­se­ments sont, en ce mo­ment, tout ouïe aux re­ven­di­ca­tions de leurs clients. Car les astres sont ali­gnés pour les em­prun­teurs.

Grâce, entre autres, à la Banque cen­trale eu­ro­péenne — qui inonde les pays de la zone eu­ro d’ar­gent frais en es­pé­rant do­per la crois­sance —, la mon­naie est dé­sor­mais, pour les banques, abon­dante et bon mar­ché. Voi­là pour­quoi les taux d’in­té­rêt, qui dé­ter­minent le coût des cré­dits, fai­blissent de nou­veau. Ils at­teignent des ni­veaux his­to­ri­que­ment bas. Se­lon la Banque de France, ils ne dé­pas­saient pas en moyenne les 1,86 % en j uin 2016, contre 3,88 % en juin 2012. Mieux, la fonte des taux se pour­suit cet été. L’Ob­ser­va­toire Cré­dit Logement — un spé­cia­liste de la ga­ran­tie im­mo­bi­lière — évoque même un taux moyen à 1,59 % en juillet pour les em­prunts rem­bour­sés sur vingt ans, contre 1,67 % au mois de juin. Pas éton­nant, donc, qu’après une première vague à l’été 2015, la re­né­go­cia­tion de cré­dit ait de nou­veau le vent en poupe. Plus du tiers des cré­dits dé­li­vrés par l e s b a nques étaient, en juin, du ra­chat de cré­dit.

Et pour­tant, re­né­go­cier ré­clame un peu d’ef­forts. Pr e ndre r e ndez­vous chez plu­sieurs ban­quiers, consti­tuer des dos­siers ad­mi­nis­tra­tifs… Pour ga­gner un maxi­mum d’ar­gent, il fau­dra mouiller la che­mise. « Si votre banque vous a prê­té de l’ar­gent à 3,20 %, elle ne peut pas bais­ser votre taux à 1,20 %. Elle a, elle-même, em­prun­té cet ar­gent à un coût plus éle­vé », re­lève Maël Ber­nier, por­te­pa­role du cour­tier Meilleur­taux. Et d’ajou­ter : « Dans la ma­jo­ri­té des cas, votre banque pré­fé­re­ra donc vous perdre plu­tôt que de s’ali­gner sur la concur­rence. Pour éco­no­mi­ser, il vous fau­dra chan­ger d’éta­blis­se­ment. »

Reste une ques­tion, es­sen­tielle, à se po­ser : est-ce le bon mo­ment ? Ne vaut-il pas mieux at­tendre, en­core un peu, en es­pé­rant que les taux baissent en­core ? Ras­su- rez-vous, si de­main l’ar­gent de­vient en­core moins cher, vous pour­rez re­mettre le cou­vert, re­faire un tour des banques. « Nous no­tons, as­sure-t-on chez le cour­tier Caf­pi, l’af­flux d’em­prun­teurs ayant dé­jà re­né­go­cié une, voire deux fois, leur em­prunt. » Et, pour l’heure, tant que la Banque cen­trale eu­ro­péenne main­tient sa po­li­tique mo­né­taire très souple, les taux d’in­té­rêt n’ont pas vo­ca­tion à re­mon­ter de si­tôt.

« Pour éco­no­mi­ser, il vous fau­dra chan­ger d’éta­blis­se­ment »

le­pa­ri­sien.fr Re­né­go­cia­tion de cré­dit : faites la si­mu­la­tion de vos gains

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