« On nous a pro­po­sé du 1,75 % à taux fixe ! »

Vé­ro­nique Lé­vé­nez,

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - Vé­ro­nique Lé­vé­nez

UN BRAS de fer, une guerre des nerfs. Face à leur ban­quier, Vé­ro­nique et Louis Lé­vé­nez n’ont rien lâ­ché. Leur pug­na­ci­té a payé. En ap­pe­lant à la res­cousse des banques concur­rentes, ce couple de cadres fran­ci­liens a réus­si, en fin d’an­née der­nière, à re­né­go­cier son em­prunt immobilier. Avec, à la clé, une jo­lie éco­no­mie de plus de 20 000 €.

« Nous avions ache­té un ap­par­te­ment à Floi­rac, une com­mune li­mi­trophe de Bor­deaux, en 2012 », ra­conte Vé­ro­nique. Un in­ves­tis­se­ment l oca­ti f de 146 500 € ( hors frais de no­taire) que ce couple fi­nance en­tiè­re­ment par un prêt ban­caire. Sans ap­port. C’est, à l’époque, BNP Pa­ri­bas qui dé­croche le contrat. « Nous avions deux em­prunts, le pre­mier de 100 000 € à taux fixe de 3,80 % sur qua­torze ans et le se­cond de 50 000 € à taux va­riable de 2,20 % sur dix ans », pré­cise Vé­ro­nique Lé­vé­nez. Ayant en­ten­du par­ler de la baisse des taux, le couple tente, fin 2015, d’ob­te­nir un geste com­mer­cial de leur ban­quier. « Ils nous ont pro­po­sé un taux de 2,6 % mais ne vou­laient pas re­voir les condi­tions de l’as­su­rance em­prun­teur », se sou­vient Vé­ro­nique. Ce qui, de son point de vue, ne ren­dait pas l’opé­ra­tion suf­fi­sam­ment in­té­res­sante. Plus mo­ti­vée que ja­mais, Vé­ro­nique contacte un pre­mier cour­tier. « Quel­qu’un qu’on nous avait conseillé, mais il n’a pas vou­lu de notre dos­sier. Il en avait d’autres, d’une va­leur plus im­por­tante que le nôtre. Il nous a dit que ce­la ne va­lait pas le coup. Ce­la nous a sur­pris », ra­conte Vé­ro­nique. Ni une ni deux, elle dé- marche les banques concur­rentes. « Je suis al­lée voir dans deux autres ré­seaux et j’ai fait des si­mu­la­tions sur dif­fé­rents sites In­ter­net », se re­mé­more-t-elle. Avant de pré­ci­ser : « On nous a pro­po­sé du 1,75 % en taux fixe ! » Un taux d’in­té­rêt at­trac­tif, oc­troyé par le ré­seau LCL à la condi­tion que le couple fasse quelques ef­forts. « Ils nous ont de­man­dé de lo­ger la moi­tié de nos re­ve­nus chez eux et, bien sûr, les loyers de l’ap­par­te­ment », as­sure-t-elle.

Mal­gré quelques pa­pe­rasses, le jeu en va­lait la chan­delle. « Ce­la n’a pas été trés com­pli­qué », as­sure Vé­ro­nique. De­puis, cette cadre ne veut plus en­tendre par­ler de sa banque d’ori­gine. « Nous les avions mis en garde : s’ils n’amé­lio­raient pas leur offre, nous irions ailleurs. Mon ma­ri y était client de­puis une qua­ran­taine d’an­nées. Tant pis, nous sommes en train d’y fer­mer tous nos comptes », conclut-elle.

« Ce­la n’a pas été trés com­pli­qué »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.