Il y a en­core du bou­lot

FOOTBALL. Les Pa­ri­siens ont mis du temps à prendre leurs aises face aux pro­mus mes­sins, peu ai­dés par un Ca­va­ni to­ta­le­ment in­ef­fi­cace.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - RO­NAN FOLGOAS

DRÔLE DE PREMIÈRE au Parc des Princes, hier soir, face à Metz. Au­cun doute, il s’agis­sait bien de l’ou­ver­ture d’une nou­velle ère avec l’intronisation dans son jar­din pa­ri­sien d’Unai Eme­ry, suc­ces­seur de Laurent Blanc. Il flot­tait même dans l’air la ru­meur d’une équipe ré­in­ven­tée, re­nou­ve­lée, ra­jeu­nie, re­vi­go­rée par une pré­pa­ra­tion d’avant-sai­son réus­sie et confor­tée par une vic­toire lors de la première jour­née de cham­pion­nat.

Au coup d’en­voi, tou­te­fois, au­cune re­crue es­ti­vale à l’ho­ri­zon. Elles étaient soit sur le banc (Ben Ar­fa, Kry­cho­wiak et Meu­nier), soit en tri­bunes (Je­sé, en­core conva­les­cent). Sur le ter­rain, le onze de dé­part concoc­té par Eme­ry n’était ain­si com­po­sé que de joueurs dé­jà pré­sents la sai­son pas­sée.

En fait, la nou­veau­té se ni­chait dans l’ani­ma­tion du jeu. Et le spec­tacle était d’em­blée sé­dui­sant. Dans une confi­gu­ra­tion ré­so­lu­ment of­fen­sive avec quatre joueurs por­tés vers l’avant et des ar­rières la­té­raux dé­gui­sés en ai­liers, le PSG sem­blait vou­loir re­con­qué­rir son public. Sans ré­sul­tat pro­bant tou­te­fois en première mi­temps. Les at­taques ra­pides me­nées par le duo Pas­tore-Di Ma­ria trans­per­çaient à plu­sieurs re­prises le bloc mes­sin.

Un duo Au­rier-Kur­za­wa dé­jà convain­cant

Ne man­quait fi­na­le­ment que la réus­site du der­nier maillon de la chaîne, Edin­son Ca­va­ni. A quatre re­prises en l’es­pace d’une mi-temps, l’avant­centre uru­guayen ra­tait l’oc­ca­sion d’ou­vrir son comp­teur de buts. Pré­ci­pi­ta­tion, maladresse, ner­vo­si­té, il y avait un peu de tout ce­la dans les actes man­qués de Ca­va­ni. Pen­dant ce temps-là, le fan­tôme d’Ibra­hi­mo­vic, ex­pa­trié cet été à Man­ches­ter Uni­ted et qui, lui, marque, sem­blait en­core flot­ter sur la porte d’Au­teuil.

En dé­pit des sco­ries in­hé­rentes aux dé­buts de sai­son, il faut croire tou­te­fois que l’em­prise pa­ri­sienne était trop forte pour le pro­mu mes­sin. Après avoir ré­sis­té dans des pro­por­tions par­fois sé­dui­santes, ces der­niers fi­ni­ront donc par cé­der. Et c’est Lu­cas, ti­tu­laire ré­gu­lier ces der­nières se­maines et pré­fé­ré hier soir à Ben Ar­fa, qui trou­vait la clé d’une belle frappe croi­sée (52e). La suite ré­vé­lait les forces et les fai­blesses de ce dé­but de sai­son. D’un cô­té, une at­taque pro­téi­forme où le dan­ger peut sur­gir à tout mo­ment, et sur­tout à par­tir des ailes grâce à un duo Au­rier-Kur­za­wa dé­jà convain­cant. L’ an­cien Mo­né­gasque s ’ of f r ai t même le luxe d’un troi­sième but en trois matchs of­fi­ciels (67e).

De l’autre, un secteur dé­fen­sif en­core en ro­dage pous­sant même Trapp à in­ter­ve­nir en trois oc­ca­sions pour évi­ter l’éga­li­sa­tion mes­sine. Unai Eme­ry n’a donc pas fi­ni de por­ter son casque d’ar­chi­tecte. Les fon­da­tions du PSG sont so­lides, mais le chan­tier s’an­nonce en­core im­mense et pas­sion­nant.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.