Sur les quais, des com­mer­çants par­ta­gés

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - JILA VAROQUIER

HIER APRÈS-MI­DI, les com­mer­çants ren­con­trés sur le quai de la Mé­gis­se­rie craignent, avec la ren­trée et la fer­me­ture des berges, l’aug­men­ta­tion de la pol­lu­tion et des coups de klaxons : « Ça va être in­sou­te­nable, tant au ni­veau de la pol l ut i on s onore que des g a z d’échap­pe­ment, alerte Oli­vier, bou­qui­niste de­puis trente-cinq ans. Le quai est dé­jà em­bou­teillé une grande par­tie de la jour­née. Avec la fer­me­ture de la voie, ce sera en conti­nu. Et sans contre­par­tie. Au­jourd’hui, Pa­ris-Plages par exemple ne nous ap­porte que peu de clients. » Pour le pa­tron du Rey­nou, une bras­se­rie en face : « Il y au­ra plus de voi­tures, plus de bruit et donc moins de gens sur nos ter­rasses, as­sure Sé­bas­tien. En ce mo­ment, avec les fe­nêtres ou­vertes, on re­trouve une couche de pous­sière noire sur nos verres en fin de jour­née. De­main, ce sera pire. Parce que la ville n’a pas suf­fi­sam­ment ren­for­cé les trans­ports en com­mun et un par­king à la jour­née est trop cher. »

Vers le Pont-Neuf, le ma­ga­sin d’ameu­ble­ment la Bou­tique, on est plus mi­ti­gé. « Peut-être au­rons­nous plus de clients ? Ils se­ront dans les bou­chons et au­ront le temps de nous voir, ça nous fe­ra une bonne pu­bli­ci­té ! sou­rit Li­dia, une ven­deuse. Lorsque la ville a tes­té la fer­me­ture des berges et du quai, nous en avions eu beau­coup plus. Mais il fai­sait beau, et il y avait un cô­té ex­cep­tion­nel… » Même in­dé­ci­sion du cô­té du Sa­rah-Bern­hardt : « Ça ne me dé­range pas, as­sure Franck, le di­rec­teur. Ce­la va drai­ner du monde et une zone pié­tonne dis­pose d’une am­biance co­sy, agréable. Mais si la tran­si­tion est mal gé­rée, ce ne sera sym­pa ni pour les clients ni pour les em­ployés. » LE PRO­JET

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