La ban­lieue dit non à « un pas­sage en force »

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - Va­lé­rie Pécresse, pré­si­dente de la ré­gion Ile-de-France CO­RINNE NÈVES, FLO­RENCE HUBIN ET FRÉ­DÉ­RIC CHOULET

« UN PAS­SAGE EN FORCE [d’Anne Hi­dal­go] ris­que­rait d’ag­gra­ver la frac­ture entre Pa­ris et sa ban­lieue », ré­agis­sait hier Va­lé­rie Pécresse après l’avis dé­fa­vo­rable énon­cé par le com­mis­saire-enquêteur concer­nant la pié­ton­ni­sa­tion des voies sur berge. Pour la pré­si­dente LR de la ré­gion Ile-de-France, « la dis­cus­sion doit se te­nir au ni­veau régional. On ne peut me­ner à bien un tel pro­jet si on ne prend pas en compte les consé­quences sur le tra­fic et la pol­lu­tion sur les axes et dé­par­te­ments pé­ri­phé­riques ». Si elle re­con­naît que le pro­jet de la maire de Pa­ris peut être lé­gi­time, Va­lé­rie Pécresse pré­cise : « Anne Hi­dal­go ne peut le faire de ma­nière égoïste, sans se pré­oc­cu­per de l’im­pact sur la ban­lieue. Cer­tains n’ont pas d’autre so­lu­tion que de ve­nir tra­vailler en voi­ture à Pa­ris car ils n’ont pas les moyens d’y ha­bi­ter. »

Dans le Val-de-Marne, Ch­ris­tian Cam­bon, sé­na­teur-maire (LR) de Saint-Mau­rice, salue « une dé­ci­sion cou­ra­geuse et lucide de la com­mis­sion d’en­quête, qui donne droit aux ar­gu­ments que nous dé­fen­dons de­puis des mois ». Il at­tend que le pré­fet de po­lice, « d’ici fin sep­tembre, prenne ses res­pon­sa­bi­li­tés sur cette fer­me­ture for­cée » et pro­pose avec d’autres élus la créa­tion d’un co­mi­té de pi­lo­tage mixte Pa­ris-ban­lieue. Même écho dans les Hauts-de-Seine. « On ne conteste pas l’ob­jec­tif de ré­duire la place de la voi­ture, sou­ligne Her­vé Mar­seille, sé­na­teur-maire UDI de Meu­don. Mais il faut dis­cu­ter des so­lu­tions et créer des al­ter­na­tives, comme l’uti­li­sa­tion du fleuve. Je pense qu’Anne Hi­dal­go va de­voir re­voir sa co­pie. »

Même con­clu­sion pour la pré­si­dente de la ré­gion : « Il faut re­pous­ser le pro­jet, le re­mettre sur la table, étu­dier son vé­ri­table im­pact et ré­flé­chir à des me­sures com­pen­sa­toires pour la ban­lieue, comme des par­kings aux portes de Pa­ris, par exemple, ex­plique Va­lé­rie Pécresse. Je suis prête à la dis­cus­sion. J’at­tends main­te­nant un geste de la mai­rie de Pa­ris. »

« Il faut re­mettre le pro­jet sur la table »

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