La mé­téo aime jouer au yoyo

CHA­LEUR. Cet été, on au­ra connu des tem­pé­ra­tures en dents de scie avec des chan­ge­ments par­fois ra­di­caux. Nou­veau re­bon­dis­se­ment à par­tir d’au­jourd’hui : le mer­cure va brus­que­ment grim­per jus­qu’à frô­ler les 40 °C.

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ - ÉMI­LIE TORGEMEN PHI­LIPPE BAVEREL

GARDEZ UNE BOU­TEILLE d’eau à por­tée de main et équi­pez-vous de ven­ti­la­teurs, d’éven­tails, de gla­çons et de tout ce qui pour­ra vous ra­fraî­chir… Au­jourd’hui, vous al­lez en avoir bien be­soin. Et pas seule­ment cet après-mi­di. Pra­ti­que­ment toute la se­maine sera tor­ride. « Après la per­tur­ba­tion qui a ra­fraî­chi l’air la se­maine der­nière, le ther­mo­mètre conti­nue les mon­tagnes russes ini­tiées en juillet », dé­crit Sé­bas­tien Léas, pré­vi­sion­niste à Mé­téo France.

En juillet, le mer­cure a af­fi­ché une moyenne lé­gè­re­ment su­pé­rieure à la nor­male, ce qui ca­moufle des bul­le­tins en dents de scie : « Rap­pe­lez-vous le vrai coup de frais au­tour du 14 », sou­ligne l’ex­pert du ciel. Ain­si Ber­ge­rac (Dor­dogne) avec 6,4 °C au pe­tit ma­tin du 15 juillet et Ville­franche-deRouergue (Aveyron) avec 5,7 °C avaient at­teint des froids re­cords pour la sai­son. Puis, trois jours après, à la fa­veur d’un an­ti­cy­clone qui ame­nait dans ses va­lises l’air brû­lant du Sa­ha­ra, on aban­don­nait les pe­tites laines pour suer à grosses gouttes dans nos che­mi­settes et nos tops sans manches, les 18 et 19 juillet on a tra­ver­sé un très fort pic de cha­leur.

Bé­bés et per­sonnes âgées à sur­veiller

Mais ces deux jours ne sont pas com­pa­rables au nou­vel épi­sode qui com­mence au­jourd’hui. La four­naise qui s’an­nonce va du­rer au moins jus­qu’à ven­dre­di sur les trois quarts du pays. Et peut-être au-de­là. « Nous al­lons vivre une pé­riode de plu­sieurs jours consé­cu­tifs au-des­sus de 30 °C, c’est ex­cep­tion­nel et ce­la va du­re­ment éprou­ver les corps », pré­vient Sé­bas­tien Léas.

Le mer­cure at­tein­dra des som­mets : jus­qu’à 39 °C à Bor­deaux (Gi­ronde), soit 12 °C au-des­sus des nor­males, Di­jon (Côte-d’Or) va en­re­gis­trer au plus haut 35 °C, Pa­ris 36 °C, soit res­pec­ti­ve­ment +11 et + 10 °C par rap­port aux nor­males à cette pé­riode de l’an­née. Il fau­dra at­tendre di­man- che pour que les ther­mo­mètres se calment… un peu. En fin de se­maine, les maxi­males s’éta­bli­ront au­tour de 30 oC. Ce qui semble tou­jours beau­coup, mais on vou­dra peut-être en­fi­ler des manches longues après avoir per­du 5 °C en une seule nuit.

Doit-on dans ces condi­tions re- dou­ter un épi­sode de ca­ni­cule ? « Dif­fi­cile à dire pour l’ins­tant, ré­pond le pré­vi­sion­niste. C’est sur­tout la tem­pé­ra­ture la nuit qui fait qu’un épi­sode est qua­li­fié de ca­ni­cule. » Comme cette vague de cha­leur sur­vient tar­di­ve­ment au cours de l’été, on bé­né­fi­cie de nuits plus longues qui ra­fraî­chissent un peu l’at­mo­sphère. Même si l’on n’an­ti­cipe pas un épi­sode dra­ma­tique comme ce­lui de 2003, qui avait en­traî­né une sur­mor­ta­li­té de 15 000 dé­cès, il fau­dra sur­veiller les pu­blics fra­giles, bé­bés et per­sonnes âgées en tête. IN­TER­AC­TIF le­pa­ri­sien.fr Evo­lu­tion des tem­pé­ra­tures men­suelles de­puis 1880

Nos pré­vi­sions mé­téo

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.