Le cré­mant d’Al­sace n’en fi­nit pas de plaire

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - MAR­TIN AN­TOINE

Haut-Rhin. « Mon ar­rière-grand-père, Ju­lien, a été un pré­cur­seur en ap­pre­nant la tech­nique du cham­pagne aux Al­sa­ciens » , as­sure, cent seize ans plus tard, Etienne-Ar­naud Dopff. C’est en ef­fet en 1900, lors de l’Ex­po­si­tion uni­ver­selle de Pa­ris, que Ju­lien Dopff, vi­ti­cul­teur du Mou­lin de Ri­que­wihr, dé­couvre la mé­thode dite cham­pe­noise de dé­gor­ge­ment du cham­pagne, qu’il in­tro­duit aus­si­tôt en Al­sace.

De­main, c’est les 40 ans de l’AOC (ap­pel­la­tion d’ori­gine contrô­lée) cré­mant d’Al­sace que le vin à bulles pré­fé­ré des Al­sa­ciens fê­te­ra. « Pour au­then­ti­fier ce vin pé­tillant, pro­duit avec les meilleurs cé­pages, comme le pi­not blanc, un ca­hier des charges strict a été éta­bli », ex­plique Etien­neAr­naud Dopff, di­rec­teur gé­né­ral du do­maine du Mou­lin de Ri­que­wihr.

Deuxième ef­fer­ves­cent le plus consom­mé de France

Ré­sul­tat : le cré­mant d’Al­sace est le vin ef­fer­ves­cent fran­çais le plus consom­mé en France après le cham­pagne et le nu­mé­ro un dans son fief. Les 35 mil­lions de bou­teilles pro­duites l’an pas­sé re­pré­sentent 27 % de la pro­duc­tion de vins al­sa­ciens. Un cré­mant qui se vend deux fois plus que ses ho­mo­logues de la Loire ou de la Bour­gogne. « Le fait d’avoir une ap­pel­la­tion unique cré­mant d’Al­sace est un re­père fort pour nos consom­ma­teurs, contrai­re­ment aux ré­gions voi­sines », ex­plique Jacques Cat­tin, pré­sident du Syn­di­cat des pro­duc­teurs de cré­mant d’Al­sace (SPCA).

« C’est un vin fes­tif très pri­sé pour les an­ni­ver­saires et les ma­riages avec sa dé­cli­nai­son en ro­sé, no­tam­ment », sou­ligne-t-il en­core. Et son prix, de 9 à 12 € la bou­teille contre 15 € pour un prix d’ap­pel de cham­pagne, fait aus­si la dif­fé­rence. Pour au­tant, le pré­sident du SPCA re­fuse de mettre les deux ef­fer­ves­cents en concur­rence : « Le cham­pagne est un vin d’as­sem­blage où les arômes sont plus mûrs. Pour le cré­mant, on pré­fère res­ter sur la fraî­cheur et la ron­deur. Ils ré­pondent à des goûts dif­fé­rents. »

L’AOC cré­mant d’Al­sace fê­te­ra ses 40 ans de­main.

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