Les si­nis­trés de Mon­tar­gis se sentent oubliés

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - STÉ­PHANE FRACHET

CENTRE-VAL DE LOIRE. « En at­ten­dant les in­dem­ni­sa­tions, il faut payer le loyer, l’élec­tri­ci­té, avec 0 € de chiffre d’af­faires. Cer­tains n’ont plus rien, on claque tous du bec, c’est ré­gime pa­tates », se dé­sole Fran­çoise Gui­zard-Pour­chet, pro­prié­taire de Tra­la­lère, une bou­tique de jeux en bois dans le centre-ville de Mon­tar­gis (Loi­ret). Deux mois et de­mi après les inon­da­tions qui ont en­glou­ti la Ve­nise du Gâ­ti­nais, l’ac­ti­vi­té est au ra­len­ti. « Des ex­perts sont ve­nus, un fonds d’ur­gence a été créé, mais les va­cances sont ar­ri­vées et tout s’est ar­rê­té. On se sent oubliés », pour­suit la com­mer­çante qui a eu pas moins de 1,53 m d’eau dans son ma­ga­sin dé­but juin. « Quelques com­merces ne s’en re­met­tront pas », ad­met JeanPierre Door (Les Ré­pu­bli­cains), dé­pu­té-maire de Mon­tar­gis. « Mon voi­sin, un jeune d’une ving­taine d’an­nées, ve­nait d’ou­vrir un ca­fé cet hi­ver. Il s’est en­det­té et je ne sais pas si je le re­ver­rai. C’est triste », dé­plore Fran­çoise Gui­zardPour­chet. A Mon­tar­gis, 60 en­tre­prises ont bé­né­fi­cié de 3 000 à 10 000 € d’aide d’ur­gence de l’Etat, d’al­lé­ge­ments et re­ports de charges et le Ré­gime so­cial des in­dé­pen­dants a dé­blo­qué des fonds. Le con­seil régional exa­mi­ne­ra les dos­siers dé­li­cats en sep­tembre, comme ce­lui de ce ca­viste dont les bou­teilles, in­tactes mais sans éti­quettes, sont in­ven­dables… mais non rem­bour­sables.

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