Ber­nar­do Sil­va, la pé­pite du Ro­cher

Ligue des cham­pions (bar­rage re­tour).

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Mo­na­co de notre correspondant Luis Cam­pos, an­cien di­rec­teur tech­nique de l’AS Mo­na­co FLO­RIAN FIESCHI

BEIN SPORTS 1 , 20 H 45

« BER­NAR­DO est dif­fé­rent. C’est un ar­tiste. » Ces pro­pos sont de Luis Cam­pos, l’an­cien di­rec­teur tech­nique de l’ASM, à l’ori­gine de la ve­nue du joueur à Mo­na­co. Sur les hau­teurs de La Tur­bie, le jeune mi­lieu Ber­nar­do Sil­va (22 ans) est sou­vent dé­crit comme l’élé­ment le plus ta­len­tueux de l’ef­fec­tif mo­né­gasque. Dé­bar­qué de Ben­fi­ca à l’été 2014 sans au­cune ré­fé­rence (un seul match dis­pu­té en D 1 por­tu­gaise), le pro­té­gé de Jorge Mendes a aus­si­tôt mar­qué les es­prits. Que ce soit à l’en­traî­ne­ment, où cha­cun loue son pro­fes­si on­na­lisme, ou l ors des matchs of­fi­ciels. Cette sai­son, le mi­lieu of­fen­sif s’est d’ailleurs dé­jà illus­tré en mar­quant à deux re­prises (face à Guin­gamp et lors du match al­ler à Villar­real).

« Si on ré­flé­chit bien par rap­port à l’évo­lu­tion du foot­ball, les qua­li­tés de Ber­nar­do sont évi­dentes, souffle Cam­pos, tou­jours ad­mi­ra­tif. En fait, il a tout pour al­ler très haut. Pour­quoi ? D’abord parce qu’il est tech­nique, agile. Mais sa plus grande qua­li­té, c’est sa prise de dé­ci­sion. Il pense et il exé­cute plus vite que les autres. Qu’il soit sous pres­sion ou dans des es­paces ré­duits avec des blocs dé­fen­sifs très bas et très com­pacts, il prend tou­jours la bonne dé­ci­sion. C’est pour ce­la qu’on le consi­dère dé­jà comme une pé­pite. »

D’ailleurs, Jar­dim ne cesse d’en prendre soin, convain­cu de son im­por­tance dans l’équipe. Bles­sé à la cuisse droite en mai der­nier, Ber­nar­do a été contraint de dé­cla­rer for­fait pour l’Eu­ro 2016, d’où la vo­lon­té du ma­na­geur mo­né­gasque de le mé­na­ger en ce dé­but de sai­son. « Oui, c’est vrai, Jar­dim le pro­tège, parce qu’un joueur comme lui a be­soin d’être frais, re­prend Cam­pos, qui a re­pé­ré l e joueur à l’âge de 15 ans. Il a be­soin de ça pour être créa­tif. Mais à Mo­na­co, il a beau­coup pro­gres­sé grâce à Jar­dim. Leo in­siste aus­si sur le fait qu’il doit être plus ef­fi­cace et plus ver­ti­cal dans son jeu. Dans cette phase de fi­na­li­sa­tion, il peut en­core pro­gres­ser. Mais pour faire une com­pa­rai­son mu­si­cale, je di­rais que Ber­nar­do n’est pas le bat­teur qui tape comme un fou sur sa bat­te­rie, c’est plu­tôt le vio­lo­niste qui joue les plus belles et les plus pas­sion­nantes par­ti­tions. »

Po­ly­glotte — il parle por­tu­gais, es­pa­gnol, an­glais et fran­çais —, le jeune in­ter­na­tio­nal est éga­le­ment un phé­no­mène de pré­co­ci­té, sui­vi par les ca­dors eu­ro­péens. Jus­qu’à présent, le vice-pré­sident, Va­dim Va­si­lyev, n’a ja­mais don­né suite aux dif­fé­rentes pro­po­si­tions de clubs qui sont par­ve­nues sur son bu­reau. Mais en cas d’éli­mi­na­tion en bar­rage de la Ligue des cham­pions, le bras droit de Ry­bo­lov­lev pour­rait re­voir ses po­si­tions avant l’is­sue du mer­ca­to. Néan­moins, l’ASM ne lâ­che­ra pas son dia­mant brut pour moins de 40 M€. Ce qui fe­rait dé­jà une plus-va­lue de 25 M€. Mais per­sonne sur le Ro­cher ne table évi­dem­ment sur une sor­tie de route pré­ma­tu­rée dans la plus pres­ti­gieuse et lu­cra­tive des com­pé­ti­tions eu­ro­péennes.

« Il pense et il exé­cute plus vite que les autres »

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